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Roche-la-Molière - Alain Sowa : « mon entreprise a été sauvée par ma famille et mes amis »

Loire le 11 décembre 2014 - La Rédaction - Agglomération stéphanoise - article lu 773 fois

Quel est votre parcours ? J'ai créé AS Méca sur Saint-Genest-Lerpt en 1981 après un BTS de fabrication mécanique.

Quel est votre parcours ?

J'ai créé AS Méca sur Saint-Genest-Lerpt en 1981 après un BTS de fabrication mécanique. Après avoir surmonté la crise de 1993, j'ai racheté la société Bernard.  AS Méca-Bernard est une entreprise de mécanique de précision qui travaille pour de grands donneurs d'ordre dans l'armement, le nucléaire et les équipementiers. Elle compte aujourd'hui une vingtaine de salariés et réalise un chiffre d'affaires de 1,8 M€.

C’est votre expérience personnelle qui vous fait promouvoir aujourd'hui « une économie solidaire au service de l'industrie »?

Depuis  4  ans, la crise touche plus particulièrement les petites entreprises manufacturières. Elles représentent 80 % des entreprises françaises et emploient 2 millions de salariés, elles composent un tissu technologique de haute valeur, mais n'ont pas assez de fonds propres. Les banquiers frileux de nature sont peu enclins à les aider. La crise de 2008 nous a touchés de plein fouet. C'était mon cas, il me fallait trouver un apport de 200 000 € de fonds propre en compte bloqué sur 5 ans pour obtenir 100 000 € de la banque au taux de 10,42 %, et  en fournissant une caution personnelle de 25 %. Ce sont des amis et des personnes de ma famille qui m'ont prêté ces 200 000 €. Grâce à eux et à leur confiance j'ai pu faire face à mes échéances, alors que la lenteur des banquiers me tiraient vers la liquidation. Fort de cette expérience, j'ai réfléchi aux divers moyens de drainer les fonds de l’épargne en direction du grand public et de rapprocher les entrepreneurs des petites entreprises. Certains ont des capitaux qui dorment sur un compte à 1 % alors qu'ils pourraient les placer dans l'économie réelle.

Que proposez-vous pour sauvegarder l'industrie manufacturière?

Je souhaiterais donc par la création d'une loi ou d'une disposition fiscale que les familles ou amis qui consentiraient à aider financièrement une entreprise industrielle puissent le faire par un dispositif simple et rapide. On peut envisager par exemple que les sommes bloquées 5 ans puissent bénéficier d'une défiscalisation. Il y a aussi d'autres pistes pour créer une dynamique nationale en faveur de l'industrie. J’avais d'ailleurs envoyé mes propositions dans une lettre ouverte au président Sarkozy et aux ministre de l’Industrie, du travail, de l'Economie et du Budget. Je n'ai pas eu de réponse. Cette économie solidaire est au centre de la réflexion de notre groupe de travail diocésain.



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