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Rivolier s'étend à Saint-Just-Saint-Rambert

Loire le 08 janvier 2015 - Denis Meynard - Commerces - article lu 2829 fois

Rivolier s'étend à Saint-Just-Saint-Rambert

L'entreprise familiale de 115 salariés poursuit sa diversification hors du secteur de la chasse et du tir, en direction de l'outdoor, ainsi que de la sécurité et de la défense.

Depuis son départ de Saint-Etienne pour Saint-Just-Saint-Rambert, en 1993, l’entreprise Rivolier, a vu son chiffre d’affaires passer de 3 M€ à 64 M€ l’an dernier et une prévision de croissance à deux chiffres en 2015. Et si la vente ou la réparation d’armes de chasse constituait alors la quasi-totalité de l’activité, « elle ne représente plus aujourd’hui que 37% », indique le Pdg, Arnaud Van Robais. Depuis longtemps l’entreprise a arrêté la fabrication, pour se consacrer à la vente et au marketing. « On a encore cinq armuriers pour le maintien en condition opérationnel, le montage des carabines ou des équipements optiques, et pour faire de la formation », poursuit le dirigeant.

Leaders sur son marché dans l’Hexagone, Rivolier, très proche de deux de ses principaux concurrents de l’Hexagone, installés dans la Loire : Humbert Beretta, à Veauche, et Browning Winchester France (groupe FN-Herstal), à Saint-Etienne. « Nous ne vendons qu’en France, où nous sommes l’entreprise numéro un du secteur et la seule à capitaux 100 % français », souligne Arnaud Van Robais, rejoint dans l’entreprise par son fils Alexandre. Agé de 34 ans et titulaire d’un MBA d’EM Lyon, ce dernier a pris la responsabilité de la division outdoor.

Dès les années 1960, constatant une stagnation du marché lié à la chasse, Alexis Rivolier a commencé la distribution d’armes à feu de l’Américain Remington, puis de l’Italien Benelli (repris ensuite par son compatriote Beretta). Depuis qu’elle a changé de propriétaires, l’entreprise, dont l’effectif atteint aujourd’hui 115 personnes (contre 17 lors du rachat), est devenue le distributeur de plusieurs autres marques renommées d’armes, parmi lesquelles Blaser, Sig-Sauer, Mauser, mais aussi de munitions (Fiocchi) et d’équipements optiques (Zeiss, Bushnell).

La division sécurité défense en plein essor

Outre l’activité chasse et tir, la division outdoor comprend un département « animaux domestiques », qui réalise un chiffre d’affaires d’une douzaine de millions d’euros dans des produits non-alimentaires, notamment des caisses de transport et des jouets éducatifs. Mais aussi les colliers intelligents connectés pour chiens de Garmin. Là encore, Rivolier a des accords des distribution avec de grands acteurs du secteur, tel que l’Américain Petmate, pour ces accessoires.

Dernière composante de l’outdoor, le département pêche devrait représenter cette année un chiffres d’affaires de près de 16 M€. Il résulte de plusieurs acquisitions, en Aquitaine, dans les Pays de Loire, et à Paris. L’ensemble a été regroupé à Bordeaux, avec le maintien d’une fabrication de cannes haut de gamme en fibre de carbone, sous la marque Garbolino, en Indre-et-Loire. Le reste des cannes, épuisettes, moulinets lignes, bouchons, leurres (8 700 références actives) est produit en Asie.

La division sécurité défense de Rivolier est elle aussi en essor. Elle a débuté en 1949 avec la fourniture de menottes pour la police et la gendarmerie. Elle a bénéficié en 2003 d’un très gros marché : celui de la fourniture de 240 000 pistolets 9 mm de marque Sig-Sauer pour la police, la gendarmerie et les douanes. Elle a été développée avec le rachat, en 2008, de la société ESDT, de Lorient, transféré dans la Loire, fournisseur des forces spéciales françaises. Cette activité, qui repose beaucoup sur des appels d’offres, a représenté un chiffre d’affaires de près de 30 M€ l’an dernier. Elle comprend une sous-division collectivités, créée en 2013, qui possède un showroom et une équipe dédiée basée à Nice. « Car elle s’adresse aux polices municipales, qui sont les plus nombreuses et importantes dans le Sud de la France », indique le Pdg, dont l’entreprise fait partie des cinq candidats retenus par la DGA pour fournir le fusil d’assaut qui remplacera le Famas au sein de l’armée française : un marché de 350 M€.

Denis Meynard

Un investissement de 3 M€

Des travaux sont en cours à Saint-Just-Saint-Rambert pour porter de 600 à 1 200 m2 la superficie des bureaux et de 2 400 à 3 880 m2 celle des ateliers et entrepôts. Ces derniers s’ajoute aux 4 000 m2  utilisés à Bordeaux. Il s’agit d’une part d’une extension de bâtiment et d’autre part de la création d’un nouveau d’autre part, pour laquelle une enquête publique a eu lieu jusqu’à la fin octobre, s’agissant d’une Installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE). Cet investissement global de 3 M€ doit être livré le mois prochain pour la partie bureaux et en juin 2016 pour ce qui concerne l’entrepôt.
 



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