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Festival : Rhino Jazz(s) 2015, à cor et à chant

Loire le 26 septembre 2015 - Florence Barnola - Musique - article lu 216 fois

Festival : Rhino Jazz(s) 2015, à cor et à chant
DR - Le duo français Bobby&Sue à l'affiche le 2 octobre à Génilac

Le 37e festival Rhino Jazz(s) se déroule du 1er au 24 octobre dans 28 lieux et trois départements : Loire, Rhône, Isère. Cette édition s'avère très féminine et plus que jamais transversale musicalement. Petit panorama en compagnie de son directeur artistique, Ludovic Chazalon.

L’affiche de la 37e édition représente parfaitement les couleurs du festival 2015. En photo, de trois quart dos, Rose Betty pose, avec son air des années 50 revisitées, sa fleur rouge dans les cheveux donne à l’ensemble un je ne sais quoi d’ibérique. Cette nouvelle édition sera musicalement plurielle avec du jazz, du blues, quelque chose de rock, un zest de flamenco, de la pop sans doute et bien d’autres genres encore.
« Je suis assez enthousiaste sur cette édition 2015, parce que nous avons retrouvé des thématiques abordées certaines années, dont les grandes voix internationales de jazz ou cousines du jazz… », confie le directeur de la programmation du Rhino, Ludovic Chazalon. « Ce sont des personnalités très fortes, singulières, qui connaissent la scène et les musiques qu’elles chantent depuis longtemps. Elles ont un rapport magique avec le public. »
Parmi ces artistes, notons la présence de Robin Mc Kelle accompagnée du quatuor Flytones, avec lequel la chanteuse américaine tourne depuis longtemps. Ils se produiront au Nec de Saint-Priest-en-Jarez le 15 octobre. « Elle a une vingtaine d’années de carrière. Elle a une capacité de porter sa voix sur des répertoires très variés. Sur le Rhino, elle sera assez groove, rhythm & blues, ça va vraiment chauffer, elle a une gouaille incroyable ! » 
Autre voix, autre chanteuse, la plus médiatisée, Yael Naim, sera sur la scène de la salle Aristide-Briand de Saint-Chamond le 9 octobre. L’artiste israélienne a sorti cette année son dernier album intitulé Older « On la connaît davantage dans la pop ou la variété internationale. Elle a un travail vocal et une démarche, surtout sur Older, très proche de certains gospels et de certaines trajectoires de chanteuses de jazz. »

Le festival des musiques jazz et plus…

Le Rhino Jazz(s) se veut un festival qui jette des ponts entre les musiques. La chanteuse africaine Julia Sarr qui jouera à Villars le 11 octobre, s’inscrit dans cet axe-là. « Elle a accompagné des artistes comme Manu Dibango, Papa Wemba… Depuis une dizaine d’années sa carrière personnelle internationale se développe énormément. Elle viendra en trio, piano et percussions. Avec elle, on est vraiment dans une tessiture musicale très proche des configurations classiques de jazz. Il y a un maillage, une osmose intéressante entre ses racines africaines et le phrasé jazz ».
Toujours au chapitre des grandes voix féminine mais dans le registre découverte, le duo Bobby & Sue sera en concert le 2 octobre à l’église de Génilac : « La chanteuse Violaine a un charisme fascinant, magnétique. J‘aime l’exploration du jazz, du blues et du folk qu’ils font. Ce duo est le condensé de ce que peut représenter une voix dans les musiques de jazz et qui explore d’autres pistes musicales. »
Cette 37e édition année met le jazz réellement au pluriel. « Dans les ovnis, il y a le duo de musiciens japonais Pia-no-Jac, un pianiste et un percussionniste. Avec eux, on peut être dans le classique, le rock, le flamenco... Ils ont un énorme talent, ils sont une bombe musicale. »
Bien d’autres musiciens auront note au pupitre, et non des moindres. Citons pour conclure l’incontournable Ibrahim Maalouf qui nous plongera dans un univers arabo-jazzy, la mythique Carla Bley mais aussi le fils de l’Inspecteur Harry, Kyle Eastwood…

Florence Barnola
 

RhinoJazz(s) du 1er au 24 octobre en Loire, Rhône, Isère. www.rhinojazz.com

Coup de cœur du festival

Tigran Hamasyan & The Yerevan State Chamber Choir. Le pianiste de jazz est accompagné de 24 choristes arméniens. Ce concert oscillant entre classique et jazz se veut comme un hommage de Tigran Hamasyan à son peuple pour la commémoration du génocide arménien. Pour ce faire, il a adapté des œuvres arméniennes religieuses du Ve au XIXe siècles. « C’est un projet unique qui tourne très peu. Tigran porte un regard émouvant sur son pays. Il a le talent de réunir les gens. »
À l’Auditorium de Lyon, le vendredi 9 octobre à 20 h.
 



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