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Rhône-Alpes Auvergne : pas d’unanimité chez les élus

Loire le 26 juin 2014 - Mathieu Ozanam - Actualités - article lu 681 fois

Rhône-Alpes Auvergne : pas d’unanimité chez les élus
Les deux présidents lors de l'inauguration de l'Hôtel de Région Auvergne (© Région Auvergne)

Pour Jean-Louis Gagnaire, le député de la Loire et vice-président à la Région Rhône-Alpes, « le processus est engagé.

A l’automne il y aura des Assises des territoires afin d’y associer l’ensemble des élus ». Un séminaire devrait prochainement réunir les élus socialistes rhônalpins et auvergnats et les vice-présidents des deux Régions devraient se rencontrer pour échanger sur les domaines concernés par leurs délégations et rapprocher les avis. Du point de vue de l’industrie par exemple, l’Auvergne est davantage tournée vers l’agroalimentaire, tandis que Rhône-Alpes pense davantage mécanique, métallurgie, plasturgie, mécanique, etc. Jean-Louis Gagnaire ne manque pas cependant de souligner que « Michelin sera la première entreprise de la nouvelle région ».

Une fusion qui ne fait pas l’unanimité

Au cours des débats de l’assemblée plénière régionale des 19 et 20 juin, les différents groupes politiques ont pu s’exprimer sur la réforme territoriale. Pour Bruno Gollnisch (FN), « Pendant des années on nous a vanté les effets de la décentralisation consistant, paraît-il à rapprocher les décisions des citoyens, et là vous voulez priver l’échelon départemental de toute représentation élective. » Gilles Ravache du groupe Front de gauche disait également sa désapprobation : « Personne ne sait dire en quoi les services rendus aux populations, la vie démocratique, le développement harmonieux de nos territoires s’en trouveraient améliorés. Et pour cause. La conséquence évidente serait l’éloignement encore plus grand avec les habitants. Un lien encore plus distendu avec les élus puisque nous passerions de près de 700 élus départementaux et régionaux à 150. » Il concluait en appelant à un référendum national sur le sujet.
Quant au groupe d’Union de la droite et du centre, il dénonce « une réforme brutale qui s’affranchit de toute concertation (…) Oui, nous devons moderniser l’architecture institutionnelle de la France, gagner en efficacité, générer des économies. Mais tout cela ne se limite pas à des questions de périmètre. » Les mêmes arguments étaient opposés lors d’un débat similaire qui a eu lieu en Auvergne, avec de plus la crainte de se faire absorber par plus gros que soi.

Mathieu Ozanam



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