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Rex : Montbrison-Moingt vote l'indemnisation des travaux aux Jacquins

Loire le 23 janvier 2015 - Louis THUBERT - Société - article lu 379 fois

Rex : Montbrison-Moingt vote l'indemnisation des travaux aux Jacquins
Louis Thubert - Olivier Gaulin, Catherine Doublet, Alain Gauthier, Christophe Bazile et Jeanine Paloulian

Le conseil municipal de Montbrison s'est prononcé en faveur de l'indemnisation des entreprises qui construisaient le Rex aux Jacquins. Un passage obligé pour "l'enterrement" du projet voulu par Liliane Faure, en attendant que le cinéma porté par le privé sorte de terre

Le dossier du Rex va-t-il être enfin clos ? Elément de désaccord majeur lors de la campagne des municipales à Montbrison, le conseil municipal a examiné, lundi 19 janvier,  les indemnités à accorder aux entreprises suite à l'arrêt du projet initié par l'équipe de Liliane Faure en avril 2014 par son successeur et adversaire politique, Christophe Bazile. « Ce point va susciter des débats », a-t-il glissé, amusé, lors de la présentation de l'ordre du jour. 
Au total, 253 785,12 € vont être reversés aux différentes sociétés, après le point final mis aux travaux entamés. Cette somme est le résultat de négociations entre, d'un côté, la commune et de l'autre, les prestataires chargés du chantier. Le principal bénéficiaire : Brunel, chargé des fondations et du gros œuvre, repart avec 227 047,84 €. Selon une source de la mairie, l'entreprise demandait au départ 500 000 €.
« Le projet n'était plus envisageable dans le contexte, a indiqué Alain Gauthier. Ce n'est pas la même histoire quand la forêt pousse... et quand la forêt brûle ». La majorité municipale a donc décidé d'abandonner l'idée de construire un cinéma pour l'association gérant le Rex et laisse le soin au privé - en l'occurrence la société SAS Rex - de mener ce projet à bien. Déception pour Christophe Bazile et ses adjoints : plutôt que de se positionner en centre-ville, comme le voulait le maire actuel, SAS Rex a choisi de s'installer dans le quartier des Jacquins... Là où Liliane Faure voulait déménager le cinéma.

415 000 € de subvention

Après avoir répété que le projet porté par le privé irait là où le privé voudrait le mettre, Alain Gauthier, adjoint aux finances de Christophe Bazile, a affirmé que « la contrainte ne nous a pas laissé d'autre choix que de reconsidérer et le projet des Jacquins (celui de Mme Faure, Ndlr) et celui en centre-ville. Les Montbrisonnais et les Moingtais auront un cinéma ». Sur les 12 entreprises engagées dans le projet abandonné, 8 ont demandé des indemnisations, légitimes, selon le conseil municipal. Après des négociations, cinq d'entre elles toucheront de l'argent. « Le montant des travaux aux Jacquins était de 1,07 M€ », a indiqué Christophe Bazile. Qui a rappelé les contraintes budgétaires, rendant « impossible » un cinéma en centre-ville.

« Il y a des différences radicales entre le projet que j'ai porté et le vôtre, les coûts ne sont pas supportés de la même manière », avance Liliane Faure, qui croit aussi que « le contribuable montbrisonnais va payer la facture » du cinéma construit par SAS Rex. Une subvention d'investissement, au titre de la loi Sueur, va en effet être versée à la société qui exploitera le cinéma, de l'ordre de 415 000 €. « Le retour sur investissement de votre projet aurait été fait en 25 à 30 ans, a répliqué Christophe Bazile. La Ville ne pouvait pas supporter un investissement de plus de 6 M€ » a-t-il ajouté, en référence au coût du projet de Liliane Faure.

Norbert Thizy, élu FN du conseil municipal, s'est lui inquiété de la subvention : « vous nous dites d'un côté, que le privé rentrait au capital de la SAS, et de l'autre que la Ville doit accorder une subvention... C'est une étrange façon de gérer la chose ! » « Ce qui nous réunit, c'est cette volonté de disposer d'un cinéma à Montbrison, lui a fermement rétorqué Alain Gauthier. Il est important que la collectivité s'engage pour cela, mais à hauteur de ce qu'elle peut apporter pour rester à l'équilibre ». Est-ce le dernier épisode de la saga du Rex, qui a connu de nombreux rebondissements ?

Louis Thubert

Un prêt avec la Caisse d'Epargne réaménagé

En 2008, la Ville a contracté un prêt avec la Caisse d'Epargne Loire Drôme Ardèche pour financer ses investissements. Les conditions d'accès au crédit ayant évolué en faveur de Montbrison-Moingt, la commune refinance son prêt avec la banque. Le nouveau prêt est de 1 M€, plus 152 228,75 € d'indemnités de remboursement, ajoutées au montant.


Demande de subvention pour le gymnase Dubruc

Au titre de la Dotation d'équipement des territoires ruraux (DETR), Montbrison va bénéficier de subventions. Elles seront affectées à des travaux d'isolation, pour le gymnase Dubruc et l'école du Chemin Rouge, et s'élèveraient à 30 % du montant des travaux. Pour le gymnase, cela correspond à 167 000 €, et pour l'école, 150 000 €.

Un ascenseur pour le musée d'Allard

Dans le cadre du Contrat de territoire tourisme et loisirs adaptés (CTTLA), le Musée d'Allard va s'équiper d'un ascenseur. La commune subventionnerait cet investissement à hauteur de 30 % du montant des travaux (160 695 €). En 2014, les entrées du musée ont progressé, pour atteindre 12 805 visiteurs. Concernant le musée, un recrutement est actuellement en cours pour le poste de directeur.



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