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Aéroport Saint-Etienne Loire : report du choix du gestionnaire

Loire le 28 octobre 2016 - Denis Meynard - Collectivités locales

Aéroport Saint-Etienne Loire : report du choix du gestionnaire
Georges Rivoire - La future DSP de gestion de Saint-Etienne Bouthéon doit être validée début décembre.

Emmanuel Imberton veut connaître la position de Vinci, le principal opérateur d'Auvergne Rhône-Alpes.

Les discussions avec SNC Lavalin, dans le cadre de la consultation lancée fin 2014, sont arrivées à leur terme pour le Syndicat mixte de gestion de l’aéroport stéphanois. Son conseil syndical devait se réunir le 4 novembre pour valider l’accord et confier la gestion de l’aéroport de Saint-Etienne Bouthéon au groupe canadien pour sept ans. A la demande de la CCI métropolitaine Lyon, Saint-Etienne, Roanne, la réunion a été retardée d’un mois. « Dans l’intervalle, les élections consulaires seront passées », note un de ses membres.

La principale raison de cette demande report de la part des consulaires tient à la date de « closing » du rachat par Vinci des parts de l’Etat dans les Aéroports de Lyon, fixée au 9 novembre. Une fois celle-ci devenue effective, Emmanuel Imberton, le président de la CCI, qui est appelé à conserver cette fonction, souhaite demander au nouvel actionnaire majoritaire de Saint-Exupéry d’exprimer ses intentions concernant l’aéroport de Saint-Etienne. « Le plus sage est de connaître sur ce dossier la position de Vinci Airports qui exploite par ailleurs les aéroports de Chambéry, Grenoble et Clermont-Ferrand », déclare Emmanuel Imberton. « Il ne s’agit pas de remettre en cause tout le travail effectué depuis deux ans, mais peut-être de voir si des alliances sont possibles », ajoute-t-il.


Les négociations menées avec SNC Lavalin ne peuvent pas être déclarées infructueuses. Le Syndicat mixte pourrait ne pas y donner suite, mais alors il risque de devoir verser des indemnités. Par ailleurs, l’équipement aéroportuaire stéphanois, qui a obtenu une prolongation jusqu’à fin 2017 de son certificat national de sécurité et sûreté aérienne, doit rapidement effectuer la démarche pour obtenir à cette date un certificat européen.
D’où des interrogations des certaines collectivités territoriales de la Loire sur la stratégie de la CCI pour cet aéroport. Certains se demandent si elle souhaite qu’il reste ou non en activité, si elle veut encore réduire sa participation dans le syndicat mixte, voire carrément le quitter. En 2016, cette participation des consulaires a été ramenée de 22 % à 15 %. Loin derrière le Département (43 %) et l’agglomération stéphanoise (30,5 %).

Denis Meynard



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