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Hôpitaux : les inquiétudes ne sont pas levées

Loire le 17 avril 2015 - Daniel BRIGNON - Sciences, Santé, Environnement - article lu 145 fois

Hôpitaux : les inquiétudes ne sont pas levées
Mathieu Ozanam - À l'entrée du CHU, avant la rencontre

La réunion du comité stratégique Loire sud des services hospitaliers publics du territoire, tenue jeudi 10 avril à l'invitation de la directrice de l'ARS, n'a pas levé les inquiétudes des maires concernés par les réorganisations qui devraient intervenir.

La dernière rencontre du Comité stratégique, tenue à Saint-Étienne le jeudi 10 avril, n’a pas fait avancer la réflexion sur les modalités de réorganisation de l’ensemble de services hospitaliers sur le secteur Loire sud.

La situation de ce dernier, brossée par la directrice générale de l’ARS, Véronique Wallon, est la suivante : augmentation faible de la population et vieillissement de celle-ci, présentant des indicateurs de santé moins bons que la moyenne, une démographie médicale fragile et une « situation financière des établissement mauvaise et qui se dégrade à l’exception de celle du CHU de Saint-Étienne ».

L’ARS dresse le constat que « l’organisation actuelle de l’offre de soins ne répond complètement ni aux enjeux de santé de la population d’aujourd’hui et de demain, ni au maintien d’une situation économique équilibrée des établissements ». D’où l’idée que « le statu quo n’est pas tenable ». La directrice de l’ARS arrivait à Saint-Étienne en formulant des pistes de travail pour y remédier, telles que « le fonctionnement multi-sites des praticiens » hospitaliers ; « en pédiatrie, « un scénario fondé sur le regroupement des activités d’hospitalisation au CHU » ; en chirurgie et anesthésie : « revoir le nombre actuel des plateaux techniques »…

« Des objectifs généraux, commente Hervé Reynaud, maire de Saint-Chamond, ce qui nous inquiète ce sont les arrières pensées, les projets concrets que ces orientations recouvrent, qui créent l’inquiétude parmi nos équipes médicales et font fuir les compétences. » « On sent bien l’idée d’une plateforme spécialisée dans l’une des disciplines pour chacun des sites, ce qui nuirait à la proximité de l’offre de soins sur chacun de nos bassins, à laquelle nous sommes avant tout attachés », poursuit l’élu.

Les représentants CGT Santé qui occupaient l’entrée du CHU, éprouvent les mêmes soupçons sur les intentions véritables : « ils promettent de ne pas fermer les maternités, mais nous avons des informations selon lesquelles des obstétriciens seraient sur le départ, comme à Saint-Chamond », objecte Béatrice Barbier au nom du syndicat. Renvoyant ses orientations à l’ARS, les élus espèrent pour le prochain rendez-vous programmé début juillet « des propositions plus concrètes ».

Daniel Brignon



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