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Rentrée scolaire - La cloche sonne toujours deux fois pour les enseignants

Loire le 04 septembre 2014 - Florence Barnola - Actualités - article lu 766 fois

Rentrée scolaire - La cloche sonne toujours deux fois pour les enseignants
Les 53 professeurs du collège Honoré d'Urfé étaient conviés à se retrouver la veille de la rentrée des classes (©FB)

Plus de 36 422 collégiens ligériens font leur rentrée scolaire cette année.

Le collège Honoré d’Urfé en accueille 734 : 177 en 6e, 206 en 5e, 189 en 4e, 162 en 3e. Depuis 2013, le collège s’est installé dans l’ancien internat du lycée du Mont le temps que son nouveau bâtiment rue Buffon sorte de terre. En ce lundi 1er septembre, dès 8h 30, le corps professoral et administratif arrive, sacoches en bandoulière ou cartables à la main, plutôt souriant. La foule se presse dans le couloir. Des groupes se forment, on bavarde, on rit, on se raconte les vacances, on se découvre, on sirote un café… Certains travaillent à Honoré d’Urfé depuis quelques années déjà, d’autres effectuent leur première rentrée dans l’établissement. C’est le cas de Sandrine Ferrier. Cette ancienne prof d’éco-gestion en lycée professionnel, est coordinatrice pour le parcours ULIS. Pour la première année Honoré d’Urfé teste ce dispositif. S. Ferrier aura 7 élèves avec un handicap scolarisés en 6e et en 5e. Elle a hâte de les rencontrer. Avec eux, demain, elle fera le tour de l’établissement et du personnel avec son appareil photo, puis elle leur fera faire un petit test pour voir où ils en sont. Il est près de 9 h, pas de cloche qui retentit mais les anciens et nouveaux collègues pénètrent dans une salle de cours où une sono a été installée.

Une ambiance bonne enfant

Une pile de dossiers trône près de la fenêtre. Ces dossiers ne seront donnés aux professeurs qu’en fin de réunion, « pour éviter que trop de questions soient posées » explique un enseignant. Les 53 professeurs connaissent déjà leur emploi du temps depuis juin et les classes qu’ils vont avoir, en revanche ils ne savent pas quels élèves ils auront. « La surprise, c’est maintenant ! », lance avec un grand sourire une prof d’anglais. Jean-Pierre Montrobert professeur de technologie confie : « On sait que dans toutes les classes il y aura des élèves difficiles, dans le comportement ou scolairement, qu’il faudra cadrer et aider. Donc ce n’est pas une appréhension, il n’y a pas de collègues qui soient favorisés, on partage. » Il ajoute plein d’espoir : « On voit des jeunes qui arrivent avec de grosses difficultés et qui s’épanouissent tout doucement parce qu’ils prennent confiance et réussissent de mieux en mieux. Au niveau du comportement aussi.» Pour cet ancien salarié de l’industrie entré dans l’Education nationale il y a dix ans, l’enseignement est toujours une affaire de vocation « Il ne faut pas y mettre les pieds si on ne le sent pas. Il ne faut pas avoir des a priori sur ce que l’on veut faire passer en classe. Il faut s’adapter à chaque cours, à chaque classe. Il y a tout un tas de paramètres autour, la vie sociale et familiale des élèves jouent beaucoup. Chaque jour est différent. » L’assemblée générale est menée avec détente et humour par la principale Geneviève Donnelly. « J’espère que vous avez passé des vacances reposantes et que vous êtes prêts à démarrer une nouvelle année scolaire », commence–t-elle à cracher dans le micro, son co-animateur étant son adjoint Sylvain Pardo « le maître du chrono ». Les nouveaux arrivés sont présentés, quelques chiffres sont donnés, l’organisation est passée en revue.

« Une heure de colle ! »

Aux deux premiers rangs, quelques bonnes copines échangent sur des problèmes d’horaires ou des réminiscences estivales. Dans la salle on sent une ambiance de colonies de vacances, on chambre les uns, on félicite les autres. Des applaudissements retentissent chahutant amicalement un collègue tuteur d’un stagiaire. Les yeux fermés, il serait aisé de s’imaginer au milieu d’adolescents : chuchotements, ricanements, « chuts ! » émis par des plus sérieux, des blagues qui fusent… Face au grondement de la foule, la principale fait même un rappel à l’ordre, sur le ton de la plaisanterie : « On va mettre une heure de colle à M. Ferraton ! » Ha Ha Ha Ha Ha ! répond la salle, « retenu ce soir de cinq à six ! ». La matinée se clôt par une rencontre avec une juge pour enfants qui, durant une heure, va aborder les problématiques des enfants en lien avec la justice. Chaque année, depuis son arrivée il y a cinq ans, la principale invite un intervenant extérieur pour la pré-rentrée afin d’échanger sur un thème lié à l’adolescence. Geneviève Donnelly a voulu orienter son travail à Honoré d’Urfé « sur la réussite de tous les élèves notamment ceux en décrochage scolaire. Qu’ils quittent le collège en faisant quelque chose qui leur plaisent plus que de choisir par défaut. » A 14 h, les 28 professeurs principaux vont se réunir en groupes, par division, pour plancher toutes l’après-midi sur les directions à prendre d’un point de vue pédagogique et organisationnel. Auparavant un apéritif est prévu sous le préau en guise de récréation.


Florence Barnola



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