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Rejet du projet de Carrefour Market à Saint-Genest-Malifaux

Loire le 02 septembre 2015 - Denis Meynard - Vie locale - article lu 815 fois

Rejet du projet de Carrefour Market à Saint-Genest-Malifaux
©Daniel Brignon - Commerçants et élus veulent sauvegarder la vie du centre-bourg.

Les commerçants de Saint-Genest-Malifaux opposés au projet, sont à l'origine de la pétition qui a recueilli plus de 5 000 signatures.

Le projet d’installation d’un Carrefour Market à Saint-Genest-Malifaux, dans un bâtiment autrefois utilisé par une menuiserie industrielle, a provoqué une levée de boucliers cet été chez les commerçants du chef-lieu de canton et des communes environnantes du massif du Pilat. Le 22 juillet, le maire, Vincent Ducreux, a réuni le conseil municipal pour l’informer que la branche Carrefour Proximité avait déposé un permis de construire visant à transformer l’ancien site Fima en halle commerciale composée de deux cellules : l’une de 335 m2 avec une surface ouverte au public de 305 m2 ; l’autre de 990 m2 avec une surface de vente de 685 m2, avec un parking couvert de 50 places et une station essence.

Le conseil municipal a décidé à l’unanimité de mettre en œuvre une disposition du Code du commerce permettant aux communes de moins de 20 000 habitants de saisir pour avis la Commission départementale d’aménagement commercial. Les élus estiment que ce projet est susceptible, compte-tenu de son importance et de sa localisation extérieure au centre-bourg et à la plupart des ses commerces actuels, de « mettre en cause la préservation du centre et son animation par le tissu commercial qui existe ». Ajoutant qu’il « favorise l’usage de véhicule individuel pour effectuer ses achats et consomme une surface urbaine importante ».

Après avoir entendu la présentation de Bruno Moratinos, représentant de Carrefour Proximité Sud-Est, la CDAC, réunie le 26 août, a émis un avis négatif à l’unanimité, moins une abstention, des membres présents. Dans le cadre de cette procédure particulière, jusqu’alors jamais utilisée dans la Loire, le permis de construire ne peut pas être délivré par la commune. Les commerçants et élus mobilisés sont satisfaits de cette décision qui permet, selon eux, de conserver au cœur du village son animation et sa qualité de vie actuelle. Carrefour peut toutefois faire appel, dans un délai d’un mois, devant la Commission nationale d’aménagement commercial. Bruno Moratinos était attendu mercredi soir à Saint-Genest-Malifaux afin d’y rencontrer pour la première fois les commerçant locaux, dont la pétition compte plus de 5 000 signataires.

Denis Meynard



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