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Le MoDem hésitant sur une alliance avec Wauquiez

Loire le 29 avril 2015 - Daniel Brignon - Politique - article lu 93 fois

Le MoDem a tenu le 26 avril sa troisième convention inter-régionale Rhône-Alpes Auvergne le 26 avril, en présence de François Bayrou, où la perspective d'une alliance avec l'UMP aux régionales semble s'éloigner en raison de la personnalité de son chef de file Laurent Wauquiez.

« La consigne nationale est bien de travailler en bonne intelligence avec l’UMP, confie Samy Kéfi-Jérôme, coordinateur départemental du MoDem dans la Loire, et nous avons la volonté de continuer le chemin parcouru avec la droite autour des personnalités telles que Gaël Perdriau aux municipales, Bernard Bonne aux départementales dans la Loire. En revanche le projet politique incarné par Laurent Wauquiez (désigné chef de file pour l’UMP aux régionales en Rhône-Alpes Auvergne, Ndlr) n’est pas le nôtre clairement. Ses prises de positions particulières, remettant en cause le projet européen, cherchant à cliver, à diviser, ne sont pas les plus compatibles avec notre vision pour la Région. » Samy Kéfi-Jérome ne cache pas que si Michel Barnier eut été le chef de file désigné de l’UMP, « on partait dans une alliance les yeux fermés », ce n’est pas le cas, alors quelles opportunités ?

« Nous tenons ces conventions inter-régionales pour poursuivre la définition d’un projet commun, Rhône-Alpes et Auvergne, que nous proposerons aux différents partenaires. De la façon dont nos propositions seront intégrées à leur logique de rassemblement, dépendra notre position ». La balle est dans le camp de l’UMP, convient volontiers Samy Kéfi-Jérôme, qui admet sa formation politique prête à « prendre ses responsabilités », autrement dit à « partir seul ». Le MoDem est déjà rassemblé derrière un chef de file désigné et confirmé, Patrick Mignola, « une personnalité d’expérience, un candidat qui rassemble, de par sa personnalité de chef d’entreprise. L’un des enjeux de cette élection, c’est l’emploi. S’il y a un échelon qui intervient dans la politique de l’emploi c’est bien l’échelon régional », conclut Samy Kéfi-Jérôme.

D.B.



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