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Réfugiés : explication de texte à Vienne

Isère le 13 octobre 2015 - Xavier ALIX - Société - article lu 207 fois

Réfugiés : explication de texte à Vienne
Fotolia - Réfugiés : faut-il que les mairies s'en chargent ?

Lors du dernier conseil muncipal de Vienne lundi, l'opposition de gauche a demandé au maire d'expliquer sa position à propos de l'accueil des réfugiés. Débat.

Profitant d’une délibération anodine sur le rattachement de la commune au Système national d’enregistrement des demandes de logement social (SNE), l’opposant Michel Pavon lançait un débat sur la position du maire à propos de l’accueil des réfugiés publié dans le dernier bulletin municipal et sur les réseaux sociaux. Position jugée choquante par son groupe, la gauche municipale demandant en effet à ce que Vienne intègre le dispositif de volontariat d’accueil mis en place par l’Etat en septembre, ce que la mairie viennoise n'a pas souhaité faire.

Thierry Kovacs acceptait d’étayer, à nouveau, sa position. Résumé : « évidemment, que nous avons le devoir d’agir fidèlement à l’histoire de notre pays et d’accueillir en urgence ces gens menacés de mort. Maintenant, c’est à l’Etat d’assumer ce qui relève de ses prérogatives. Et nous n’avons pas le droit de vider définitivement la Syrie de ses élites -  car ce sont les élites qui arrivent chez nous - en disant qu’ils n’ont pas vocation à y revenir à terme. C’est dire que Daesh a gagné et gagnera ailleurs. Il faut rétablir la paix là-bas puis avoir en tête de ramener ces gens chez eux. Comment leur dire de partir dans un ou deux ans, si on les scolarise, les intègre, s'ils goûtent à notre société de consommation ? Ce serait inhumain. Et avec une telle manière de faire, où posez-vous la limite sur le nombre ? Ne confondons pas réfugiés économiques et réfugiés de guerre. »

« Merci pour votre explication mais votre billet peut être mal interprété, estimait Michel Pavon, l'émotion est énorme comme l'urgence. Il reste souhaitable, comme d'autres communes dirigées par vos amis des Républicains, d'adhérer au réseau des villes solidaires.» Claire El Boukili-Mallein, elle, insistait sur les souffrances de la Syrie et maintenait que ces propos la choquaient. Sa colistière Ryma Prost-Romand précisait de son côté que « nous n’avons pas parlé d’intégration mais de contribuer à l’accueil d’urgence. Par le passé, les Libanais et les Palestiniens sont pour la plupart bien repartis après leur accueil. »

X.A.



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