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Redressement productif - Les grands chantiers rhônalpins

Rhône le 13 mai 2014 - Antonio Mafra - Actualités - article lu 1304 fois

Redressement productif - Les grands chantiers rhônalpins
Simon-Pierre Eury (à gauche) avec le préfet Carenco (© A.S.)

Irisbus va créer des centaines d’emplois à Annonay pour honorer ses carnets de commande.

Trigano a signé un accord de compétitivité avec la CGT. Rio Tinto embauche à Saint-Jean-de-Maurienne. Des signaux positifs parviennent en provenance de L’Arbresle et de Péage-de-Roussillon. Sans oublier les bonnes nouvelles en provenance de Sanofi Pasteur qui pourrait très vite rentabiliser les 300 ME investis à Neuville-sur-Sâone, grâce à la commercialisation du vaccin contre la dengue. Les emplois aidés se multiplient. « Pourquoi le chômage ne baisse pas alors même que le taux de 8,6 % reste inchangé ?  s’interroge Jean-François Carenco. Parce que Rhône-Alpes est une région dynamique où la population augmente ».
Pour autant, le préfet de Région ne cache pas les difficultés dans d’autres secteurs. Licenciements chez Bijoux GL, sur dans le bassin du Cheylard, où les sociétés Perrier et Chomarat vont nettement mieux. Difficultés chez Spirel, dans la vallée de la Maurienne, où cette ancien sous-traitant de Somfy a raté son virage technologique. Et surtout Vancerex à Pont-de-Claix, « un dossier plus compliqué que Kem One » qui interpelle toute la filière chimique du sud de Lyon. Le site de Feyzin « n’a rien à craindre pour les dix prochaines années ». A Lyon, Jean-François Carenco suit de près la société SITL qui attend un repreneur. Et les atouts ne manquent pas sur ce dossier qui mobilise aussi l’Aderly.

Mobiliser les acteurs économiques

Pour conduire ces chantiers, le Préfet pourra compter sur Simon-Pierre Eury, le nouveau commissaire au redressement productif. Le successeur d’Alexandre Moulin, désormais directeur du développement de la Fondation Université de Lyon, a de solides atouts. Agé de 33 ans, ce polytechnicien diplômé de l’Ecole des Mines de Paris, occupait depuis 2011  la fonction de chef du bureau des risques industriels et pollutions au ministère de l’Ecologie. Auparavant, il avait travaillé au CEA à Cadarache, chez Messier-Bugatti, dans une aciérie électrique en Allemagne et comme chef de la division d’Orléans de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire). Ce parcours éclair devrait faciliter le dialogue avec les industriels rhônalpins qui feront appel à lui en cas de difficultés, mais aussi les collectivités locales engagées pour attirer des investissements sur leur territoire. Simon-Pierre Eury animera une cellule régionale de veille et d’alerte afin de prévenir les difficultés des entreprises.
Indirectement, il contribuera aussi à un autre chantier évoqué par Jean-François Carenco, celui de la mobilisation des acteurs économiques pour réussir le pari du gouvernement. Regrettant les critiques dont fait l’objet François Hollande, il rappelle que « depuis 1972, c’est la première fois que se dessine la perspective d’un budget équilibré. Je ferai en sorte que, dans cette région, personne ne l’ignore ». Pas sûr que le chantier du redressement productif ne soit plus facile à conduire que celui de la lutte contre le scepticisme.

Antonio Mafra



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