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Saint-Etienne : redressement judiciaire partiel pour XL Group

Loire le 30 octobre 2015 - Denis Meynard - Industrie - article lu 2883 fois

Saint-Etienne : redressement judiciaire partiel pour XL Group
Denis Meynard - Le groupe d'Arnaud Cabal compte sur la fidélité de ses clients pour un retour rapide à une situation normale.

L'entreprise d'Arnaud Cabal est confrontée au recul d'activités dans le routage et l'impression, aggravé par les conséquences d'un piratage informatique.

La majeure partie du groupe de communication, imprimerie et routage d’Arnaud Cabal, qui emploie 110 salariés pour un chiffre d’affaires de 15 M€, a été placée en redressement judiciaire (sociétés XL Group, XL Print & Mailing, XL Networks, SID), mercredi, par le tribunal de commerce de Saint-Etienne. Seule sa filiale XL Marketing, qui a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 4,4 M€ avec 26 salariés, n’est pas concernée par cette procédure collective. Depuis la levée de fonds de 1,6 M€ réalisée voici deux ans, en capital et en dette, pour « financer sa consolidation industrielle et le développement de solutions innovantes », le capital est détenu majoritairement par le dirigeant (via sa holding Finac) et pour un tiers par Sofimac Partners.

Après plusieurs opérations de croissance externe, l’entreprise créée par Arnaud Cabal à partir de 1998 s’est regroupée sur la zone d’activités de Malacussy, sur le site de 6 000 m2 de l’ex-imprimerie Vasti, où sont basés environ 80 salariés. Les autres se partageant entre les agences de Lyon et de Colombes (Hauts-de-Seine). Les difficultés de ces dernières années ont conduit à une légère réduction du format, ainsi qu’au renoncement à l’acquisition des locaux industriels appartenant à la Ville de Saint-Etienne, dans lesquels il est installé. Le contentieux avec la collectivité ayant toutefois été soldé l’an dernier avec la nouvelle équipe sortie des urnes.

Outre le fait que « l’imprimerie et le routage restent des secteurs en souffrance », XL Group affirme devoir faire face cette année aux conséquences du piratage informatique d’un de ses serveurs par un salarié d’un fournisseur. La division XL Print & Mailing de l’entreprise stéphanoise a par la suite perdu son principal client (un fournisseur d’Orange), voyant son chiffre d’affaires reculer de 9,2 M€ en 2014 à une prévision de 6,9 M€ sur l’exercice en cours. Le groupe indique que la protection du tribunal de commerce va lui permettre de « poursuivre toutes les démarches judiciaires à l’encontre de la société responsable de ce délit, afin d’obtenir réparation pour cet important préjudice et de retrouver le niveau d’activité qu’elle avait avant ce piratage ».

Denis Meynard



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