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Recyclage - Vitale Recyclage : la société officiellement liquidée

Loire le 13 mars 2014 - Emilie Massard - Actualités - article lu 744 fois

Recyclage - Vitale Recyclage : la société officiellement liquidée
La liquidation judiciaire de l'entreprise Vitale Recyclage a été prononcée en janvier dernier (© Georges Rivoire)

Après avoir été exploité pendant de nombreuses années pour une activité de récupération de cuivre et de plomb, le site situé sur la zone industrielle des Grandes Terres est resté vide pendant plusieurs années avant que la société Vitale Recyclage ne s’y installe en 2006.

L’entreprise y développe une activité de broyage et de stockage de bois de récupération pendant deux ans, jusqu’à ce 22 août 2008 où un incendie se déclare sur le site de la société. Le stock de bois de l’usine de recyclage se consumera jusqu’en décembre de la même année, dégageant une colonne de fumée qui s’avèrera responsable d’une émission importante de dioxine et de PCB. Du fait de ces émissions de fumées toxiques, la surveillance a été étendue à 42 communes du Forez où 914 exploitations agricoles ont été examinées et ont conduit à l’abattage de plus de 2 000 animaux. Des tests sont toujours régulièrement réalisés aujourd’hui et les pratiques agricoles ainsi que la consommation du gibier et des animaux de basse-cour sont toujours règlementées dans un rayon jusqu’à 5 km autour du site.
Depuis le sinistre, la société Vitale Recyclage, désormais domiciliée à Andrézieux-Bouthéon, n’a pas repris l’activité de traitement des déchets en son nom. Hasard du calendrier, alors que la ferme photovoltaïque qui a été installée sur le site vient tout juste d’être inaugurée, la liquidation judiciaire ouverte en 2010 pour insuffisance d’actif de la société Vitale Recyclage a été clôturée le 29 janvier dernier. Une partie de l’activité de traitement des déchets avait été reprise par la société RDS, qui gère notamment l’exploitation de la déchetterie d’Andrézieux-Bouthéon. A noter que les suites judiciaires sont encore en cours pour déterminer la responsabilité de la pollution engendrée par l’incendie. La question se pose en effet de savoir si l’origine de cette pollution provient des stocks de bois qui ont brûlé à ce moment là, ou de la présence de métaux dans le sol liée à une exploitation antérieure.

Emilie Massard



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