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Recherche scientifique - Transfusion : les avancées stéphanoises

Loire le 23 octobre 2014 - Xavier Alix - Sciences, Santé, Environnement - article lu 943 fois

Recherche scientifique - Transfusion : les avancées stéphanoises
Le laboratoire s'était précédemment distingué en travaillant sur le VIH (© Gimap)

Fièvres, tremblements, éruption cutanée, démangeaisons, voire potentiellement le pire… Ce sont les effets secondaires que provoque dans de rares cas la transfusion de plaquettes de sang à des patients.

Pourquoi, comment, que faire ? C’est dans l’objectif final d’améliorer les pratiques de transfusion que le laboratoire Gimap (Groupe de recherche sur l'immunité des muqueuses et agents pathogènes) de l’université J.-Monnet se penche sur cette question depuis 2010 aidé d’un chercheur de l’université de Louvain (Belgique) et par la collaboration de l’EFS Auvergne-Loire.
L’enseignant-chercheur Hind Hamzeh-Cognasse coordonne ce protocole sous la direction du Pr Olivier Garraud au sein d’un laboratoire comptant une vingtaine de permanents (thésards, techniciens compris) et des dizaines d’autres recherches en cours. Le Gimap s’était déjà distingué il y a 2 ans pour ses avancées mondiales autour du virus HIV (Sida) : identifier les raisons d’inflammations liées au traitement antirétroviral et l’utilisation de plaquettes de sang. Le CHU avait alors fourni des échantillons de vrai sang contaminé pour cette recherche publiée dans une revue américaine spécialisée.
Cette fois, dans un protocole de recherche ayant impliqué des étudiants de BTS et en 3e et 4e année de médecine, ce sont 10 000 pochettes de plaquettes (permettant la coagulation donc d’éviter l’hémorragie) fournies par des donneurs volontaires de l’EFS Auvergne-Loire qui ont été analysées. Sur cet ensemble, 30 avaient provoqué chez des transfusés des effets indésirables. Le Gimap est parvenu à identifier les trois molécules responsables dont deux jamais associées aux plaquettes. Résultats ayant donné lieu à une publication dans la revue Transfusion et au Prix Jean Reviron 2014 de l'Association recherche et transfusion (ART). Mais « la quantité de molécules trouvées dans les 30 pochettes variaient beaucoup, précise Hind Hamzeh-Cognasse. Et on peut penser que les patients sont plus ou moins sensibles. » Selon quel profil, pourquoi et comment les aider ? La recherche ne fait que commencer.

Xavier Alix



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