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Recensement : Saint-Etienne et Roanne perdent des habitants, la Loire stagne

Loire le 04 janvier 2017 - Mathieu Ozanam - Société - article lu 1374 fois

Recensement : Saint-Etienne et Roanne perdent des habitants, la Loire stagne
IGN / Insee - Les grandes communes de l'espace lyonnais et du sillon alpin

Le département de la Loire comptait 757 305 habitants au 1er janvier 2014, la date de référence statistique de l'Insee. Une évolution qui marque une certaine stabilisation.

L’institut national de la statistique a rendu public sa livraison annuelle. Elle est le fruit des recensements qui sont organisés depuis 2002 de façon exhaustive tous les cinq ans pour les communes de moins de 10 000 habitants, et par échantillon de 8 % de la population tous les ans pour les autres. Les résultats sont donc une estimation dont les statisticiens retiennent la valeur médiane des cinq années. Ils obtiennent ainsi des « populations légales » sur lesquelles reposent notamment le montant des dotations versées par l’État aux communes.

Stagnation de la population départementale

La progression du nombre d’habitants dans la Loire semble arrêtée. Alors que la Loire comptait 756 715 habitants au 1er janvier 2013, soit 2 952 personnes de plus, nous n’étions que 590 de plus au 1er janvier 2014 (+ 0,07 %). La population totale évaluée à 757 305 habitants nous rapproche de celle enregistrée en 1999 : les Ligériens étaient alors 758 524.

Comment expliquer cette progression ? Depuis plusieurs années la Loire peine à attirer de nouveaux habitants originaires d’autres départements. Le solde migratoire estimé n’était que de 0,1 % sur la période 2008-2013, il a été nul sur la période 2009-2014. La croissance se fait par le solde naturel, soit la différence entre les naissances et les décès.

Quels arrondissements s’en sortent le mieux ?

Cette faible progression de 590 nouveaux Ligériens cache des disparités. L’arrondissement de Roanne (157 268 habitants au 1er janvier 2014) voit sa population diminuer de 173, mais c’est l’arrondissement de Saint-Étienne qui subit la plus forte diminution avec 1 037 personnes de moins recensées en Loire Sud. L’arrondissement de Montbrison voit au contraire sa population croître de 1 454 personnes pour s’établir à 188 635 personnes (+ 0,77 %).

Une perte de 1 262 Stéphanois

La communauté urbaine de Saint-Étienne comptait 389 431 habitants en 2014, loin des 397 429 de 1999, mais c’est tout de même 499 de plus qu’en 2009. En revanche la ville-centre, Saint-Étienne subit une rechute : 1 262 Stéphanois ont quitté la ville en un an. Cette tendance est à rebours du gain enregistré les deux années précédentes de 1 434 habitants entre 2011 et 2012 et de 540 habitants entre 2012 et 2013.

Un Roannais en perte de vitesse

Le recensement de l’Insee n’est guère plus réjouissant pour Roanne. La sous-préfecture comptait 38 896 habitants en 1999. Dix ans plus tard ils étaient 36 866, mais en 2014 ils sont 35 200, soit 1 666 de moins en l’espace de cinq ans, dont 307 la dernière année. Une fuite qui paraît profiter aux communes périphériques. En effet la population de Roannais agglomération est plus ou moins stabilisée à 100 670 habitants, soit une trentaine de moins qu’en 1999.

Le Montbrisonnais continue à attirer

Année après année la tendance se confirme : la plaine du Forez exerce son pouvoir d’attraction. La communauté d’agglomération Loire Forez présente des chiffres impressionnants. En l’espace de 15 ans, sa population est passée de 67 777 habitants à 80 767 (+ 19 %). Le solde migratoire de 0,9 % explique, plus que le solde naturel de 0,3 % sa progression entre 2009 et 2014. Avec 15 689 résidents sa commune centre, Montbrison, a gagné 715 habitants sur cette même période.

Mathieu Ozanam

Top des prénoms les plus donnés en 2015 dans la Loire

Jade, Emma, Louise, Camille et Lola sont les prénoms les plus choisis par les parents en 2015 pour leur petite fille. En 2014 Chloé, Jade, Manon, Léna et Louise figuraient dans le top 5. La Loire s’inscrit résolument dans la tendance nationale.

Chez les garçons, le prénom d’origine anglo-saxonne Nolan s’installe dans les maternités. Il arrivait en 2e position en 2014, il occupe la 1ere place en 2015. Viennent ensuite Jules, Léo, Gabriel et Louis. Le grand retour des prénoms anciens.

Mais pourquoi et comment les parents arrêtent leur choix ? A l'occasion de la réédition de son ouvrage sur la Sociologie des prénoms, l'universitaire Baptiste Coulmont avait répondu à nos questions.

 



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