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RD1091 - Grenoble - Briançon: Entre désarroi et colère

Isère le 24 mai 2015 - David MERLE - Région grenobloise - article lu 442 fois

RD1091 - Grenoble - Briançon: Entre désarroi et colère
David Merle - Il y a urgence pour les riverains de la haute vallée de la Romanche.

Ils étaient environ 300, venus de l'Isère et des Hautes-Alpes à l'initiative du collectif du Chambon, à manifester ce jeudi 21 mai à Grenoble leur ras-le-bol, relativement à la fermeture du tunnel du Chambon. Parti du siège du Conseil Départemental à 14h00, une délégation du cortège allait être reçue en Préfecture de l'Isère.

Depuis le 10 avril dernier, la liaison routière empruntant la RD1091 entre Grenoble et Briançon est fermée à la circulation, au niveau du Tunnel du Chambon. La voûte de celui-ci menace de s’effondrer. En attendant une hypothétique réouverture programmée pour le 10 juillet prochain, c’est tout une économie locale qui s’en trouve  fragilisée, les annulations s’enchaînant pour ne citer que le seul secteur de l’hôtellerie-restauration, sans parler d’une vie au quotidien qui tourne de plus en plus au parcours du combattant. Mus par un sentiment d’abandon, voire d’indifférence, ayant peu à peu laissé place à une colère de plus en plus palpable, artisans, commerçants, élus ou bien simples riverains, tous étaient venus crier leur désarroi aux autorités.

Solutions concrètes

Et les manifestants de réclamer en urgence la mise en place, afin de contourner l’obstacle, d’un pont flottant sur le lac du Chambon, seule alternative crédible en l’état actuel du dossier. Des garanties sur le respect de la date de réouverture du tunnel, ainsi que l’exonération des charges depuis le 10 avril pour les professionnels de l’ensemble de la haute vallée de la Romanche, s’ajoutent à leur demande. Reçus en Préfecture, les membres du collectif ont le sentiment d’avoir été écoutés, à défaut d’avoir, pour le moment, été entendus. Un dossier de faisabilité quant à un pont flottant, conjugué à une cellule d’entraide administrative, telles étaient les réponses de la Préfecture. Si le dossier avance lentement, il s’agira toutefois de dépasser le curatif et d’aborder le préventif, tant le besoin d’une redéfinition de cet axe de circulation est criant.

David Merle

 

 



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