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RBDH : la cession relancée

Loire le 21 mars 2015 - Denis MEYNARD - Industrie - article lu 2524 fois

RBDH : la cession relancée
Georges Rivoire - L'examen des offres de reprise de RBDH a été repoussé de plus d'un mois

Le tribunal de commerce s'est donné un mois supplémentaire pour permettre l'accueil de nouvelles offres de reprise pour RDBH à la Talaudière.

L’examen des offres de reprise de l’établissement de La Talaudière du groupe de mécanique RBDH a été repoussé de plus d’un mois, la semaine dernière, par le Tribunal de commerce de Bourg-en-Bresse. Les salariés ont souhaité un report pour permettre à un nouveau candidat de finaliser son offre : il s’agit de René Deguillaume (et de son fils Cédric), 67 ans, qui vient par ailleurs de vendre une entreprise de mécanique dont il avait fait l’acquisition en Savoie, en 1992, laquelle a ensuite été installée à Sorbiers. En 1995, René Deguillaume avait cédé au groupe lyonnais RBDH Expansion l’entreprise ligérienne, qui s’appelait alors AMG (Atelier mécanique générale). Ce groupe, désormais basé dans l’Ain et qui possède huit unités de production en Rhône-Alpes, est actuellement en plan de sauvegarde. Deux de ses établissements, celui de la Loire, dirigé par Gérard Chevalier, et un autre du Rhône, sont quant à eux en redressement judiciaire.

A l’audience de la semaine dernière, une seule offre avait été déposée concernant l’unité de production ligérienne qui travaille notamment pour le secteur ferroviaire. Elle émane du petit groupe industriel Azimuth, qui a repris en novembre dernier, à la barre du Tribunal de commerce de Saint-Etienne, les actifs et 14 des derniers salariés de la société Isomécanique, de Sorbiers, en liquidation judiciaire (rebaptisée Isomecanic).

Azimuth proposait de reprendre 24 des 51 salariés de RBDH La Talaudière, et d’embaucher une vingt-cinquième personnes, tout en transférant l’activité et l’important parc-machines dans les locaux d’Isomecanic, à moins de deux kilomètres de distance.
Après l’annonce de la réouverture de l’offre de cession jusqu’au 31 mars et d’un retour devant le Tribunal de commerce de Bourg-en-Bresse le 15 avril, son dirigeant, Bruno Guerre, envisage d’abaisser le niveau de son offre, voire de ne pas la représenter. Du côté de la Talaudière, le maire, Pascal Garrido, ainsi que la majorité des salariés semblent satisfaits de cette évolution pour laquelle ils ont œuvré.

Denis Meynard



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