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Réforme territoriale : Jean-Louis Gagnaire le missionnaire

Rhône le 27 mai 2014 - Mathieu Ozanam - Agglomération stéphanoise - article lu 757 fois

Réforme territoriale : Jean-Louis Gagnaire le missionnaire
Jean-Louis Gagnaire : « Cette réforme ne peut se faire qu'à marche forcée. On ne peut pas faire vivre les conseils généraux jusqu'en 2021 »

Vice-président de la région Rhône-Alpes, Jean-Louis Gagnaire est également député de la 2e circonscription de la Loire.

Et c’est à ce titre qu’il a pris son bâton de pèlerin pour convaincre du bien-fondé du projet de réforme territoriale de Manuel Valls. Ou plutôt la plume car il a écrit aux 327 maires de la Loire, à tous les conseillers généraux de Rhône-Alpes, aux parlementaires des départements concernés, aux chambres consulaires et aux syndicats de salariés et patronaux « pour ouvrir le débat ». Car le député en est persuadé : la réforme engagera les 30 ans à venir. « Ceux qui la ferait échouer en seraient comptables devant l’opinion publique. » D’après le Premier ministre cette réforme permettrait de faire entre 12 et 25 Md€ d’économies annuelles. Au-delà elle doit permettre à des territoires de retrouver une cohérence. « Qui peut contester aujourd’hui l’imbrication économique, démographique, de l’offre hospitalière ou de formation du plateau Yssingelais et du sud Loire ? » donne en exemple le député.

Un calendrier serré

La première version du texte doit être présentée en conseil des ministres dans le courant du mois de juin avant le débat qui aura lieu au Sénat en juillet. Il reste néanmoins de nombreux points à régler. Les fusions doivent-elles fusionner en bloc, ce serait la préférence du Président de la République, ou des départements peuvent-ils changer de région. Dans l’idée de Jean-Louis Gagnaire la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme pourraient rejoindre les 8 départements rhônalpins pour former une grande région. « Des maires du Puy-de-Dôme ont appelé Jean-Jack Queyranne (le président de Rhône-Alpes, Ndlr) pour faire part de leur désir d’aller en ce sens. »

Les conseillers généraux pourraient eux disparaître au profit des conseillers régionaux représentant de leur département. Ironie : c’était le projet de réforme porté par Nicolas Sarkozy si ce n’est que lui voyait des conseillers généraux élus à l’assemblée régionale. Les élections cantonales, déjà reportées à 2015, seraient alors purement et simplement annulées. Le mandat des conseillers généraux prenant fin avec l’application de la réforme. Débat à suivre.

Mathieu Ozanam



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