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Réflexion - 15e assises des avocats d'enfants à Lyon

Rhône le 20 novembre 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 1040 fois

Réflexion - 15e assises des avocats d'enfants à Lyon
Me Marie-Pierre Dominjon, cheville ouvrière de cette manifestation (© M.C.)

Ouvertes par le bâtonnier Me Pierre-Yves Joly et par Me Marie-Pierre Dominjon, présidente de la commission des mineurs et cheville ouvrière de cette manifestation, ces assises, lancées voilà quinze ans à Bordeaux et qui se sont tenues à Dijon l’an passé, rassembleront environ 200 avocats « spécialisés » dans les droits de l’enfant. « Le droit de l’enfant est un droit spécifique et une spécialité, très pratiquée à Lyon, mais non reconnue officiellement », explique Marie-Pierre Dominjon qui terminera son mandat à la tête de la commission des mineurs, créée en 1990 à Lyon par le bâtonnier Ugo Iannucci, dès la fin de ces rencontres et cédera son fauteuil à Me Florence Neple. Et à écouter Me Dominjon, installée avocat le 1er janvier 1990 en même temps que… la Convention internationale des droits de l’enfant, totalement passionnée par cette matière, on s’aperçoit vite que la pratique de ce droit demande une somme de qualités et de complémentarités assez incroyable.

Ouvertes par le bâtonnier Me Pierre-Yves Joly et par Me Marie-Pierre Dominjon, présidente de la commission des mineurs et cheville ouvrière de cette manifestation, ces assises, lancées voilà quinze ans à Bordeaux et qui se sont tenues à Dijon l’an passé, rassembleront environ 200 avocats « spécialisés » dans les droits de l’enfant.
« Le droit de l’enfant est un droit spécifique et une spécialité, très pratiquée à Lyon, mais non reconnue officiellement », explique Marie-Pierre Dominjon qui terminera son mandat à la tête de la commission des mineurs, créée en 1990 à Lyon par le bâtonnier Ugo Iannucci, dès la fin de ces rencontres et cédera son fauteuil à Me Florence Neple.
Et à écouter Me Dominjon, installée avocat le 1er janvier 1990 en même temps que… la Convention internationale des droits de l’enfant, totalement passionnée par cette matière, on s’aperçoit vite que la pratique de ce droit demande une somme de qualités et de complémentarités assez incroyable. « Nous sommes en effet complémentaires des accompagnateurs, des parents, des magistrats, des éducateurs, et cela demande de la pédagogie, de la sensibilité et de la psychologie. On partage ainsi des informations sans trahir le secret professionnel ».
Il faut toutes ces qualités pour assister un enfant. « Le défendre et surtout l’écouter et le comprendre alors même qu’il n’est âgé que de 8 ou 9 ans.  Est-on l’avocat de la parole de l’enfant ou de l’intérêt de l’enfant ? », expose Me Dominjon qui évoque alors la notion de discernement. Il faut en effet auditionner l’enfant, par exemple en cas de séparation des parents. A-t-il la capacité de  comprendre, d’expliquer ? Quelle place accorder aux dires de l’enfant en justice ? Autant de questions qui se posent à l’avocat. « En Allemagne, les enfants sont entendus obligatoirement dès l’âge de 3 ans. On mesure mieux alors l’importance de la notion de discernement », explique Me Dominjon.
Deux jours durant, avocats, médecins, psychiatres, magistrats, universitaires vont travailler sur les enfants mineurs et sur leur accès au droit qui leur permettra ainsi, quel que soit leur parcours, de devenir des citoyens à part entière.

M.C.



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