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Qualité de l'air : du mieux en Rhône-Alpes

Rhône le 07 mai 2015 - Charlotte Mounard - Sciences, Santé, Environnement - article lu 64 fois

Qualité de l'air : du mieux en Rhône-Alpes
D.R. - Le trafic routier génère surtout dioxyde d'azote et particules

Pour une fois, les statistiques vont faire taire les Cassandre : la qualité de l'air en Rhône-Alpes s'est améliorée en 2014.

Selon l'observatoire Air Rhône-Alpes, l’année dernière la région a connu un tiers d'épisodes de pollution en moins. Un bilan exceptionnel, en partie dû aux conditions météorologiques, extrêmement favorables, qui ont permis de restreindre les altérations de l'air. Car si l’hiver, très doux, a limité l’utilisation du chauffage au bois et ses rejets de particules, l’été fut pluvieux et peu ensoleillé, limitant ainsi la formation d’ozone. De fait, l’année a comptabilisé 53 jours de pollution nécessitant la mise en place du dispositif préfectoral, contre 83 précédemment constatés en 2013.

Air Rhône-Alpes précise que cette tendance à l’amélioration globale de la qualité de l’air a été perceptible tout au long de la décennie. Depuis 2005 en effet, l'évolution des concentrations moyennes annuelles montre une très nette réduction des polluants d'origine industrielle, dont la chute atteint près de 80 % pour le benzène et près de 60 % pour le dioxyde de soufre. Selon le polluant considéré, des baisses régulières de - 15 % (pour le dioxyde d'azote NO2) à - 45 % (pour les particules PM2.5) ont été relevées.

Bien que la tendance soit à l'optimisme, les dirigeants de l'observatoire appellent à la vigilance. Car si les pics de pollution semblent moins agressifs, ou du moins plus espacés dans le temps, c'est aussi parce que les Rhônalpins sont exposés toute l'année à la pollution, et à des niveaux relativement conséquents (supérieurs aux valeurs de l'Organisation mondiale de la santé sur une large part du territoire).
Plusieurs valeurs réglementaires ou sanitaires sont encore dépassées, parmi lesquelles les particules PM10 et PM2.5, délivrées par le chauffage à bois et les activités industrielles, le NO2, caractéristique de la pollution engendrée par le trafic routier, ou encore l'ozone (O3), dont les effets sont aggravés par les rayons du soleil.

La présence de ce dernier reste particulièrement perceptible en zones rurales et péri-urbaines, impactant directement la végétation et les cultures environnantes (3 stations sur 45 se trouvent en dépassement pour l'O3 santé). Il est aussi malheureusement moins « contrôlable » que les autres, sa formation restant dépendante des conditions météorologiques estivales.

Charlotte Mounard



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