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Qualité de l'air : ça chauffe à Grenoble…

Isère le 18 octobre 2015 - Caroline THERMOZ-LIAUDY - Sciences, Santé, Environnement - article lu 184 fois

Outre les restrictions de circulation, le président de la Métropole Christophe Ferrari dit vouloir travailler de façon plus globale sur la qualité de l'air. Son autre combat : le chauffage, qui génère en hiver 75% des émissions de particules fines.

La métropole grenobloise est la seule métropole française véritablement alpine, qui subit les phénomènes météorologiques bien connus de ces vallées. En raison de l’enclavement géographique, on y connaît des épisodes de pollution importants en hiver et en été. « Les polluants s’accumulent, notamment l’hiver lorsqu’il y a des faits d’inversions de températures, qui engendrent un dépassement des seuils autorisés. La métropole y travaille depuis plus d’un an car c’est un enjeu fort de santé publique. » Et parmi les principaux responsables : le chauffage. « 45% des particules annuelles moyennes proviennent du chauffage individuel, avec une moyenne de 75% en hiver. Lors du dernier conseil métropolitain de septembre a donc été voté le fonds de conversion. Une enveloppe inscrite au budget, qui va aider directement les personnes, financièrement, à changer leurs installations individuelles de chauffage au bois. Non pas pour ne plus se chauffer au bois, mais pour le faire dans des conditions où ça ne génère pas de grandes quantités de particules. » Une disposition déjà prise il  a quelques années par la vallée-de-l’Arve en Haute-Savoie, confrontée à la même problématique. Plusieurs millions d’euros seront investis dans la Métro, « entre deux et quatre millions », explique le président, en fonction de la réaction des habitants à changer leur installation.


Caroline Thermoz-Liaudy
 



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