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Prosegur s'enlise dans le conflit

Loire le 07 octobre 2015 - Denis Meynard - Services - article lu 623 fois

Prosegur s'enlise dans le conflit
Denis Meynard - L'entrevue avec un conseiller spécial du ministre n'a pas permis de sortir du conflit

A l'origine d'une erreur de calcul de primes depuis 20 ans, l'entreprise de transport de fonds est empêtrée dans une grève qui entre dans sa 5e semaine jeudi 8 septembre.

La filiale française de Prosegur ne parvient pas à régler un conflit social qui bat des records de durée, en entrant dans son deuxième mois. Une situation qui a conduit le préfet de la Loire, Fabien Sudry, à lancer un appel aux belligérants : « ce conflit a trop duré maintenant et il est sans solution s’il se poursuit (…) j’appelle donc les grévistes et la direction à faire la paix des braves ». « Les services de l’Etat, la Direccte et moi-même qui ai participé à deux des (huit, Ndlr ) réunions de négociations, sans succès, avons tout fait pour faciliter le règlement de ce conflit », explique le représentant de l’Etat.

La direction du transporteur de fonds, qui dit être en train de perdre une partie de sa clientèle (constituée de banques et de sociétés commerciales dont elle collecte les encaissements en espèces) risque aussi d’entâcher l’image du groupe espagnol, qui est un des principaux acteurs mondiaux de la sécurité. Le conflit a eu pour effet collatéral le décès d’un salarié de l’agence de Valence, fauché accidentellement par un automobiliste en bordure d’un piquet de grève, dont les obsèques ont eu lieu mercredi 7 octobre. Dans un contexte de difficile mise en oeuvre du dialogue social dans l’entreprise une nouvelle décision de justice était attendue jeudi 8 octobre de la part du TGI de Lyon saisi par la direction.

Le groupe, qui emploie plus de 150 000 personnes à travers le monde, évalue le surplus de primes auquel elle veut mettre fin à une moyenne annuelle de 80 € pour les 489 salariés concernés ( soit moins de 40 000 € par an, Ndlr). Elle reconnaît ses erreurs dans le calcul des primes et dans la manière d’avoir voulu y mettre fin, mais n’en tire pas pour autant toutes les conséquences. Évoquant « une erreur de notre part, qui n’est pas constitutive de droits pour les salariés ». Une position que ne partagent pas les services de la Direction du travail.

Denis Meynard



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