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Prosegur : les salariés attachés à une erreur de calcul en leur faveur

Loire le 16 septembre 2015 - Denis Meynard - Services - article lu 490 fois

Prosegur : les salariés attachés à une erreur de calcul en leur faveur
©Denis Meynard - Une erreur de communication s'est ajoutée à l'erreur de calcul des indemnités.

Le groupe espagnol de sécurité s'est aperçu d'une erreur dans le calcul de primes au bout de vingt ans.

Le conflit de longue durée sur lequel étaient engagés des salariés et la direction du convoyeur de fonds Prosegur Transport de Valeurs (PTV), basé à La Talaudière, depuis le 10 septembre, trouve son origine dans une erreur de calcul de primes relatives aux congés payés. Cette dernière a été corrigée à l’occasion sur la fiche de paie du mois d’août 2015, et les salariés concernés ont constaté un manque à gagner de l’ordre de 200 à 300 €, en fonction de l’ancienneté.

Fabien Blanchet, responsable des ressources humaines et de la qualité de Prosegur pour la France et le Luxembourg, venu à la rencontre du piquet de grève stéphanois, a admis une « erreur de (ses) services de ne pas vous avoir annoncé ce changement ». Il ne partage toutefois pas l’analyse des salariés et de leurs délégués syndicaux CGT et Sud. ll leur a répondu que « la prime d’été en cause était payée deux fois. Ce n’était pas logique ni légitime. On n’a pas l’intention de vous demander un remboursement rétroactif du trop perçu, mais on ne continuera pas à payer ce truc qui n’est pas dû ».

La direction du groupe espagnol ajoute qu’elle « n’est pas revenue sur le versement indu de la prime doublée pendant les années précédentes, alors que le droit autorise à le faire sur les trois dernières années ». Fustigeant au passage « l’attitude des grévistes », qu’elle évalue à « environ un tiers du personnel (…) qui bloquent les entrées des sites et empêchent les non-grévistes de travailler ». Sur ce point, le TGI de Saint-Etienne a ordonné mardi la levée des blocages des trois sites (La Talaudière, Lyon et Valence) qui emploie quelque 300 personnes et desservent neuf départements (principalement de Rhône-Alpes).

« La direction dit qu’elle nous versait pas erreur depuis vingt ans un surplus de prime de risque dans nos indemnités de congés payés (…) c’est un usage de l’entreprise sur lequel nous ne voulons pas qu’elle revienne », déclare pour sa part Grégory Hourdoux, délégué syndical CGT de PVT. Il s’appuie pour cela sur le caractère général  de la mesure (appliquée à tous les salariés d’une même catégorie) que l’entreprise entend supprimer, à sa permanence sur une très longue durée et à la fixité des conditions à remplir pour en bénéficier.

Denis Meynard



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