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Projets d'hôtels : l'UMIH 42 tire la sonnette d'alarme

Loire le 13 février 2015 - Emilie MASSARD - Économie - article lu 429 fois

Projets d'hôtels : l'UMIH 42 tire la sonnette d'alarme
Emilie Massard - Les représentants des hôteliers ne cachent pas leur inquiétude

Le syndicat des hôteliers de la Loire est monté au créneau pour dénoncer les annonces de création d'hôtels qui se multiplient à Saint-Etienne. Pour eux, c'est la mort annoncée de leurs établissements au taux d'occupation préoccupant.

Les annonces de projets se sont succédées ces derniers mois : deux hôtels sur l’ilôt Poste/Weiss en face de la gare de Châteaucreux, tout près de là un hôtel dans un ancien bâtiment de la SNCF, un projet sur le site Pont de l’Ane Monthieu ou encore à Villars. En tout, plus de 500 chambres pourraient potentiellement être créées dans les années à venir, si ces projets se concrétisent. 

Et si pour certains c’est un signe de dynamisme pour la ville, pour d’autres c’est un réel sujet d’inquiétude. « En 2013, selon les chiffres de l’Insee, le taux d’occupation des hôtels stéphanois est de 53 % », annonce Jacques Stribick, président des hôteliers à l’UMIH 42. « Le plus gros porteur de Saint-Etienne n’affiche qu’un taux d’occupation de 35 %. Nous avions déjà alerté les acteurs locaux il y a un an sur la situation inquiétante de l’hôtellerie à Saint-Etienne. Aujourd’hui ça ne s’est pas amélioré. Certains établissements sont à la limite du seuil de rentabilité. Le marché stéphanois n’est pas extensible, nous n’avons pas, ou très peu, de tourisme d’agrément. Si demain on est plus nombreux à se partager le même gâteau, ça va être difficile. »

Il y a actuellement 19 hôtels à Saint-Etienne, qui proposent un millier de chambres, dont plus de la moitié en 3 étoiles. Selon les chiffres du tribunal de commerce, le chiffre d’affaires des hôtels stéphanois aurait diminué de 12 % entre 2012 et 2013. Dans ce contexte, pour les représentants des hôteliers ces nouveaux projets sont prématurés. « Ce n’est pas la création d’hôtels qui dynamise un bassin économique, estime Alain Boyer, président des hôtels de chaîne. Les hôteliers sont des accompagnateurs de l’activité économique, et non pas des créateurs comme veulent le faire croire certains institutionnels. Il faut commencer par améliorer l’attractivité de la ville, mettre en avant les atouts dont on dispose au lieu de se focaliser sur les équipements. Les gens ne viennent pas dans une ville pour ses équipements. »

Face à cette inquiétude, l’UMIH 42 souhaite mettre en place un moratoire sur le développement hôtelier de la ville, sans lequel ils estiment que la pérennité de leurs établissements pourrait être mise en cause.

Emilie Massard



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