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Profession « nez » chez PCAS

Isère le 24 novembre 2015 - Arnaud de Jubécourt - Services - article lu 334 fois

Profession « nez » chez PCAS
Arnaud de Jubécourt - Nathalie Andreata est la contrôleuse olfactive du site

Disposer d'un « nez », ou plus techniquement d'un contrôleur olfactif, à quoi ça sert ? Chez le chimiste PCAS, on sent à quel point ce métier est essentiel.

Nathalie Andreata est la seule contrôleuse olfactive professionnelle du site PCAS de Bourgoin-Jallieu (68 salariés, 14 M€ de CA). Son travail consiste à vérifier par l’odorat la qualité des produits fabriqués par l’entreprise.

Marc Cavaletti, directeur de ce centre industriel qui s’étend sur 10 ha, explique : « notre site, depuis son origine en 1922, travaille pour la parfumerie et l’industrie des arômes ; cela inclut des secteurs comme l’alimentaire, la lessive, les savons. Le client fait sa propre formulation parfumée à partir de molécules qu’il assemble à son gré. Notre métier, c’est de lui fournir ces molécules à l’état pur. Nous procédons par distillation, technique particulière qui peut engendrer des écarts entre les produits issus du début et de la fin de la distillation. Nous devons donc contrôler chaque fraction de produit distillé, et le comparer à un standard. Une analyse chimique ne suffit pas car des différences indécelables peuvent générer une odeur non souhaitée. Seul le nez humain est réellement capable de discerner toutes les nuances. Le protocole exige qu’un panel de 5 personnes soit réuni pour faire ces contrôles, à moins d’avoir un contrôleur professionnel : nous avons choisi cette deuxième solution.»

« Je n’étais pas programmée pour être nez, continue Nathalie.  Mais à l’issue de tests il s’est avéré que j’étais la mieux à même de classer plusieurs odeurs ; une formation à l’école ISIPCA m’a donnée ensuite des bases objectives pour mémoriser les arômes, les identifier, les comparer et comprendre les mécanismes olfactifs au moyen de notions de chimie ; aujourd’hui une grande partie de mon travail tourne autour du contrôle olfactif ; j’apprécie beaucoup ce métier ».

Et lorsqu’elle est enrhumée, il faut pas moins de cinq de ses collègues pour la remplacer de manière fiable, comme le prévoit le protocole officiel.

A.J.



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