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Prix Joseph Kott : contre le racisme à Roanne

Loire le 03 juillet 2015 - Louis Pralus - Roannais - article lu 587 fois

Prix Joseph Kott : contre le racisme à Roanne

Joseph Kott est un Roannais qui sauva des quantités de juifs durant la guerre de 39 et prit part à la Résistance et à la libération de Roanne. Un prix de la Licra, porte son nom et récompense collégiens ou lycéens agissant contre la racisme et l'antisémitisme.

Le 5e prix Joseph-Kott a été remis en mairie de Roanne par Julien Lewinger, président du comité local de la Licra. Le lauréat est une classe  terminale L de Jean-Puy et une classe du collège Schweitzer de Riorges, toutes deux ayant l'option artistique.

Les élèves se sont associés pour créer une oeuvre commune : Run boy run. C'est une vidéo dans laquelle les élèves chantent et dansent une chanson américaine , reprise, adaptée et réécrite en français. Elle raconte la vie d'un petit garçon devant lutter dans la société où il évolue pour avoir sa place. Tout est 100 % création élèves : chant et composition, dessins, danses, vidéo. Les auteurs sont : Assia Bounachada, Laura Garnier (chanteuses compositrices) ; Nina Fauche (dessinatrice) ; Noamie Bardonnet, Célia Blanchet, Noémie Brois-Couzon, Alexandra Fargeat-Mathillon, Florine et Gaëllane Gouillon, Constance Laot (danseuses) ; Pauline Pitroux (cinéaste).

Bernard Kott, dernier enfant vivant de Joseph Kott,  confie ce que signifie pour lui ce prix. « Aujourd'hui je suis content et fier de mon père. Il était membre de la SFIO, il n'a jamais voulu de récompense pour ce qu'il a fait. Il me disait « Une bonne action pour une  récompense, ce n'est pas une bonne action ! »

Julien Lewinger, président de la Licra de Roanne, a dit toute l'importance de ce prix  au lendemain des violences qui ont frappé Rhône-Alpes. Il a fait savoir aussi que racisme, antisémitisme, discrimination se vivent au quotidien et même à Roanne. Et même dans le sport ! Il a cité trois exemples : un jeune maghrébin insulté sur son lieu de travail, deux autres employés de couleur également insultés dans leur entreprise, dans un club sportif un responsable d'entraînement a essuyé des  propos racistes. « La plupart ne portent pas plainte de crainte que ce soit encore pire après », ajoute M. Lewinger.

Louis Pralus



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