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Prix Ernst & Young de l’Entrepreneur de l’Année 2014 - Laurent Pélissier (ECM) entrepreneur de l’année

Isère le 21 septembre 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 1103 fois

Prix Ernst & Young de l’Entrepreneur de l’Année 2014 - Laurent Pélissier (ECM) entrepreneur de l’année
Laurent Pélissier, président de ECM (D.R.)

Un an après Jean-Michel Bérard, c’est le Grenoblois Laurent Pélissier, président d’ECM Technologies, qui a reçu le Prix Ernst & Young de l’Entrepreneur de l’Année 2014, pour la région Rhône-Alpes Auvergne.

Une distinction qui récompense sa réussite éclair à la tête de l’entreprise familiale, qu’il a rachetée à la barre du tribunal, en 2008, et qui a retrouvé le chemin de la croissance depuis lors. « Je suis entré dans l’entreprise en 1988, alors que mon père en était le dirigeant ; j’en suis parti en 2003 en raison de divergences avec mes partenaires financiers et je suis revenu en 2008 pour la racheter. ECM connaissait alors de graves difficultés financières et venait de déposer le bilan. »
Reparti au combat avec 87 salariés, Laurent Pélissier engage de gros programmes de R&D et positionne résolument l’entreprise sur le créneau des fours pour l’industrie photovoltaïque. ECM Technologies s’impose rapidement sur les marchés de l’automobile (40 % du chiffre d’affaires), de l’énergie, du nucléaire, de l’aéronautique. « Aujourd’hui, nous sommes leader mondial dans les équipements du traitement thermique de haute technologie, avec 70 % de parts de marché », souligne-t-il. Quelque 90 % du chiffre d’affaires, qui s’élevait à 60 M€ en 2013 (pour 200 salariés), sont désormais réalisés à l’export.

L’international principal moteur de la croissance

Cette montée en puissance de l’international n’amènera pourtant pas Laurent Pélissier à installer d’autres unités industrielles hors de France. « Nous avons 4 filiales en dehors de l’Hexagone, en Chine, en Inde, aux Etats-Unis et au Kazakhstan, mais toutes sont uniquement à vocation commerciale et pour assurer le SAV. Nous avons des brevets et un savoir-faire ; il n’est pas question de laisser filer notre technologie », explique-t-il. Sans renier la vocation internationale de l’entreprise pour autant.
Tourné vers l’export depuis le milieu des années 90, il a fallu moins de 10 ans à ECM Technologies pour en faire son principal axe de développement et pour réaliser entre 80 et 90 % de son chiffre d’affaires loin de ses bases. Et si la Chine est désormais son premier marché, avec 40 % de l’activité totale, de nouvelles voies devraient être explorées dès l’année prochaine. « Nous ouvrirons sans doute une filiale en Afrique du Nord et une autre en Amérique du Sud, probablement au Brésil », confirme Laurent Pélissier.
De nouveaux développements qui devraient placer ECM Technologies sur orbite, pour doubler son chiffre d’affaires d’ici 5 ans, comme l’annonce son président. « A ce moment-là, nous devrions employer entre 300 et 350 personnes », espère-t-il.

J. D.



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