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Pressings : la Dréal contrôle la qualité de l'air

Loire le 19 août 2015 - Emilie Massard - Sciences, Santé, Environnement - article lu 56 fois

Pressings : la Dréal contrôle la qualité de l'air
Stocklib / Andrey Guryanov

Près de la moitié des pressings utilisent encore aujourd'hui un solvant pouvant être cancérigène. Les règlementations prévoient le retrait de ce solvant, en attendant, il est possible de vérifier la qualité de l'air que vous respirez, si vous êtes voisins d'un pressing, grâce à des contrôles proposés par la Dréal.

Le perchloréthylène est un solvant utilisé encore aujourd’hui dans de nombreuses structures de pressing. Classé comme cancérigène possible pour l’homme, il est soumis à une réglementation précise qui a été modifiée en décembre 2012, et qui impose son retrait progressif dans les machines de nettoyage à sec. « L’objectif est de remplacer progressivement les machines par des installations qui n’utilisent pas de solvant, en respectant la qualité de l’air, précise un représentant de la Direction régionale de l’environnement et de l’aménagement du logement (DREAL) Rhône-Alpes. Selon la date de mise en services des machines, elles doivent être remplacées progressivement entre 2014 et 2022 ». Depuis quelques années, de nombreux établissements ont pu changer leurs machines notamment grâce à des aides de la Région, ou de l’agence de l’Eau Loire-Bretagne.

En attendant le remplacement de la totalité du parc des machines qui utilisent ces solvants, l’enjeu sanitaire reste présent, c’est pourquoi les autorités ont décidé de mettre en place des actions pour réaliser des contrôles de la qualité de l’air à partir du mois de juillet, en ce qui concerne les pressings contigus à des locaux occupés, que ce soit par des logements, des entreprises ou des commerces. « Nous mettons en place une démarche proactive pour informer les riverains de la possibilité d’un contrôle. Libre à eux ensuite de nous contacter pour réaliser ce contrôle. »

56 pressings ligériens concernés

En Rhône-Alpes, c’est le laboratoire Carso qui est mandaté par la Dréal pour mesurer la qualité de l’air ambiant dans les locaux contigus aux pressings. Si les résultats montrent une concentration de pechloréthylène légèrement supérieure aux seuils réglementaires, l’exploitant du pressing est alors avisé et les services de la Dréal peuvent mener une inspection pour le conseiller sur les modifications à réaliser sur son installation. Au-delà d’un certain seuil, l’inspection pour vérifier la conformité des installations est automatique, suivie des mesures nécessaires selon les constatations. « L’action sera menée jusqu’à la fin de l’année, avec 3 vagues successives d’information des riverains. Pendant l’été on n'a pas eu beaucoup de signalements, on s’attend à plus de demandes dès la rentrée ». Dans la Loire, 56 pressings implantés dans 31 communes sont concernés par cette campagne de contrôle.

Emilie Massard



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