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Pont de Chéruy : Mobilisation pour une famille expulsée

Isère le 16 juin 2014 - La Rédaction - Nord-Isère - article lu 658 fois

La famille Camara est en France depuis deux ans, hébergée au CADA, Centre de demandeurs d’asile, de Pont-de-Chéruy.

Elle a été déboutée de sa demande d’asile voici environ trois semaines et après une dizaine de jours passés à l’hôtel, elle s’est retrouvée sans solution d’hébergement. Bon nombre d’habitants de Pont-de-Chéruy et d’associations locales se sont mobilisés autour de cette famille pour répondre aux besoins les plus urgents. La solution d’hébergement temporaire trouvée est malheureusement des plus précaires et ne sera pas tenable longtemps. L’action du collectif  a été de recueillir un maximum de signatures sur une pétition afin d’appuyer le dossier de la famille auprès de la préfecture qui doit statuer sur l’issue d’une ultime démarche. La pétition a recueilli 160 signatures à ce jour et continue de circuler notamment au collège et à l’école ce qui laisse penser qu’elle recueillera plus de 200 signatures. Cette manifestation et les signatures de soutien recueillies, montrent que cette famille est particulièrement bien intégrée au tissu social local. Notamment les enfants qui suivent une scolarité normale et sont bien intégrés scolairement. La maman est aussi très estimée et soutenue par de nombreuses personnes dans l’agglomération.
La mobilisation a été organisée à l’instigation d’un collectif comprenant : des enseignants du collège et de l’école primaire où sont scolarisés les enfants, de parents d’élèves, de l’APARDAP association de parrainage républicain, représentée par Pascal Lainé et Isabelle Sadesky, co-responsables pour le Nord-Isère ; Réseau d’Education sans frontières représenté par Martine François déléguée pour le Nord-Isère, Le Secours catholique représenté par Mme et M.Tête. Etaient présents un membre du conseil municipal de Pont-de-Chéruy pour l’opposition, et des membres des Restos du cœur.Tous sont émus par la situation des Camara mais pas uniquement car bon nombre de familles se retrouvent à la rue, faute de places disponibles en foyers d’hébergement d’urgence, qui manquent cruellement dans tout le département de l’Isère.



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