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POMA innove plus propre

Isère le 01 mai 2014 - Caroline Thermoz-Liaudy - Actualités - article lu 2003 fois

POMA innove plus propre
Alors que le secteur montagne reste majoritaire de l'activité Poma, le groupe isérois innove pour des équipements plus respectueux de l'environnement. Pour autant, le transport urbain ne manque pas de se développer, et l'expertise voreppine s'exporte bien.

Leader mondial des remontées mécaniques et du transport par câble en général, le groupe POMA était évidemment représenté la semaine dernier lors du salon Mountain Planet.

Jean Souchal et Christian Bouvier, respectivement président et vice-président du groupe, y ont d’ailleurs annoncé une année 2014 qui se présente sous les meilleurs auspices puisque 216 M€ de contrats ont déjà été signés à travers le monde, tant en matière de remontées, que de transport urbain. Un carnet de commande varié, qui conduira l’expertise Voreppine à Tizi-Ouzou en Algérie pour un téléphérique urbain, à Miami pour le mini métro de l’aéroport (ou APM, Automatic People Moover), à Vegas pour la grande roue géante, et bien sûr au sommet des pistes alpines.
Parmi les nouveautés de l’entreprise, des innovations technologiques ont été présentées. La technologie « Direct Drive » (entrainement direct) pour la motorisation des remontées mécaniques. Un système qui promet d’être écoresponsable puisqu’il et moins énergivore (de -5 à -8% de consommation) et moins bruyant, avec un gain de 15  décibels (soit 3 fois moins de bruit). Le tout sans rejet puisqu’aucune huile n’est utilisée, et avec une cadence de 3000 passagers par heure.
Autre innovation, les gares et télésièges débrayables de la gamme « eezii ». Fabriqués à base de composants industrialisables standards, il peut être livré et monté dans un délai de temps raccourci. Cela présente deux avantages : réduire l’impact environnemental lié aux travaux, et permettre aux stations d’ouvrir durant l’été. « Aujourd’hui les clients nous demandent de mettre les chantiers en stand-by en juillet et août afin de ne pas gêner les touristes avec les chantiers. Cette technologie nous permet de le faire, et d’assurer une livraison opérationnelle pour la saison d’hiver » explique Jean Souchal.
Deux belles innovations auxquelles viennent s’ajouter la cabine « H2 », munie d’une pile à combustible à hydrogène créée par Air liquide. Si seul le prototype était présenté au salon, la cabine devrait permettre d’avoir une source d’énergie embarquée pour son éclairage, la vidéo surveillance, le chauffage…
Dans les tiroirs de Poma, il y a aussi de belles collaborations, avec la création d’un nouveau siège dessiné en collaboration avec Rossignol, l’autre géant montagnard isérois. Un siège qui n’a d’autre but que de promouvoir l’excellence française de l’industrie des sports d’hiver dans le monde.
Enfin, le groupe de Voreppe doit participer à la réalisation d’un « simulateur de ville durable » à travers le projet « Astainable » (pour la ville d’Astana au Kazakhstan). Il s’agit d’un projet d’anticipation et de diagnostic des besoins de développement durable urbain. Poma devra donc réaliser un démonstrateur 3D en étroite coopération avec des groupes de renoms français, comme Eiffage, ou GDF Suez.

Caroline Thermoz-Liaudy

Les chiffres POMA

60% de l’activité est encore directement liée à l’activité de montagne, mais les dirigeants n’écartent pas une évolution ou le transport urbain augmenterait au point d’inverser le ratio. « On est prêts, on a anticipé » dit Jean Souchal, avant de préciser que la montagne restera toujours l’essence de Poma. Si le chiffre d’affaires 2013 n’est pas encore connu, le président table sur un ordre de grandeur autour de 260M€, dans lesquels l’activité de maintenance et de contrôle de sécurité pèse encore 1/3.
Poma représente 800 personnes dans le monde dont 660 en France et 320 au siège de Voreppe (le reste étant dispersé dans les différentes filiales).



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