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Poma et Eiffage partenaires dans I2TC

Isère le 25 juin 2015 - Laurent Marchandiau - Immobilier et BTP - article lu 419 fois

Poma et Eiffage partenaires dans I2TC
Poma - Avec le projet I2TC, Poma espère démocratiser le transport urbain par câble en France.

Après avoir conclu un partenariat avec la RATP en début d'année, le leader mondial du transport par câble, le groupe isérois Poma s'associe avec Eiffage marquant ainsi le lancement officiel du projet I2TC (Interconnexions transports en commun & technologies câbles.)

C’est parti pour le projet I2TC (Interconnexions transports en commun & technologies câbles.) Dans le cadre de ce programme lauréat du 17è appel à projets du Fonds Unique Interministériel (FUI), le leader mondial du transport urbain par câble, le groupe Poma s’est associé à Eiffage.

Son objectif : « participer au développement du transport urbain par câble », en France comme à l’étranger tout en mettant « en lumière l’excellence de la filière française dans ce domaine ». Piloté par Eiffage Métal, ce programme implique Poma, la RATP, l'entreprise de conseil CD-VIA, l'agence numérique The Vibrant Project, l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, l'École nationale supérieure des techniques avancées ENSTA ParisTech et l'École Centrale de Lyon. D’un montant global de 4,3 M€ dont 1,6 M€ financé par le FUI, la Ville de Paris ainsi que les Régions d’Île-de-France et Rhône-Alpes, I2TC portera sur trois ans avec comme enjeu majeur, de « décongestionner la ville en s'affranchissant des divers obstacles (…) et en exploitant au mieux la troisième dimension aérienne en site propre », confient Poma et Eiffage dans un communiqué commun.

À terme, ce consortium vise à augmenter la visibilité de la filière du transport par câble, mais aussi à la fédérer en proposant « Une solution environnementale décarbonée, économe et efficiente en énergie, permettant une requalification urbaine majeure. » Avec ce projet, le consortium compte répondre à différentes problématiques urbaines tout en augmentant la vitesse maximale des transports par câbles au profit de la fluidité et de la capacité, en passant par l’intégration de ces modes doux dans le paysage urbain.

Néanmoins, le plus important frein à l’insertion de transport par câble n’a pas été évoqué, à savoir les contraintes réglementaires fortes en France privant le pays de ce mode de transport doux. Par exemple, la réglementation en matière de protection incendie constitue un obstacle pour leur mise en place tout comme il s’avère impossible d’imposer une servitude d’utilité publique portant sur le survol des bâtiments et des parcelles privées à moins de 50 m d’altitude. Des freins qui, espérons-le, seront bientôt levés. La France comme d’autres pays d’Europe sont considérablement en retard sur l’utilisation des transports par câbles et ce, malgré la présence dans l’Hexagone, du leader mondial en ce domaine…

Laurent Marchandiau

 



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