Fermer la publicité

Remaniement du gouvernement Valls : des députés partagés

Loire le 01 septembre 2014 - Mathieu Ozanam - Actualités - article lu 428 fois

Remaniement du gouvernement Valls : des députés partagés
Arnaud Montebourg lors de sa venue à Saint-Etienne en mars 2013 (©DR)

Lors de la Fête de la rose de Frangy-en-Bresse, Arnaud Montebourg et Bernard Hamon se sont livrés à une critique de la politique gouvernementale. Le premier ministre Manuel Valls a obtenu leur démission. Les députés de la Loire réagissent à la nouvelle.

" Quand on est ministre on ferme sa gueule ou on démissionne " comme l’avait si bien dit Jean-Pierre Chevènement. Le président de la République et le premier ministre ont très bien agi. » Voilà pour la forme, mais sur le fond et les appels de l’ex ministre de l’Economie et du Redressement productif à mettre la pression sur l’Allemagne ? « Les Allemands bénéficient aujourd’hui des réformes menées par Schröder. Ça lui a coûté sa réélection, mais ils en récoltent les fruits. » Pour le député UDI, en somme François Hollande serait dans une position idéale pour mener des réformes en profondeur : « il n’a plus rien à perdre maintenant ». Avec un regret cependant : « ce qui manque à la France, c’est un Raymond Barre. »

Si ce n’est des regrets qu’il exprime, c’est en tout cas avec stupéfaction que Régis Juanico, député de Saint-Etienne, premier secrétaire fédéral du PS et proche de Benoît Hamon, a appris la démission du gouvernement en début de semaine. « Nous avons été assez surpris par la vigueur de la réaction. Je pense qu’il y a eu une sur-réaction aux discours des deux ministres de l’Economie et du Redressement productif et de l’Education nationale. Il n’y a pas dans leurs propos de remise en cause de la solidarité nationale ou des choix du gouvernement, mais le constat qu’avec une croissance zéro et un chômage à la hausse les résultats économiques et sociaux de la politique menée ne sont pas au rendez-vous. »

Lui aussi socialiste, mais plutôt d’orientation sociale-démocrate, le député Jean-Louis Gagnaire se félicite au contraire de la démonstration d’autorité du président de la République. « Qu’il y ait des débats c’est normal, mais là il y a eu une orchestration incroyable avec le discours de Frangy-en-Bresse. Parler d’austérité ça me paraît être un abus de langage. Il suffit de voir ce qui se passe dans les pays du sud pour voir ce que veut dire l’austérité : en Espagne le PIB a baissé de 20 % avec un chômage de 20 %. Les traitements des fonctionnaires ont été diminués et les pensions de retraites ont été gelées. Ce n’est pas ce que nous avons en France. » Un gouvernement « de la dernière chance » condamné à réussir : la prochaine étape serait une dissolution qui pourrait profiter aux candidats du Front national.

Mathieu Ozanam



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide