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Politique de la ville : une géographie resserrée

Loire le 30 janvier 2015 - Daniel BRIGNON - Société - article lu 19 fois

Politique de la ville : une géographie resserrée
Ville de Saint-Etienne - Le quartier de Montreynaud à Saint-Etienne

La nouvelle politique de la ville pour la période 2015 - 2020 se traduit par un resserrement géographique des quartiers ciblés par cette politique d'intervention de l'État aussi bien dans le cadre du renouvellement urbain que de la cohésion sociale, deux piliers principaux de cette politique.

Les quartiers cibles retenus comme prioritaires pour l’intervention de l’État dans le cadre de la cohésion sociale étaient 2 350 en France dans le plan précédant, il sont pour période 2015 – 2020 plus que 1 300. La Loire n’échappe pas à ce resserrement géographique avec désormais 19 quartiers identifiés dans 9 communes, au lieu de 37 quartiers auparavant retenus dans 12 communes. Sur un territoire plus circonscrit, l’enveloppe financière de l’État devrait être maintenue cependant à son niveau antérieur, 1,8  M€ pour la Loire en 2015, autant que l’année précédente, assure Gérard Lacroix, secrétaire général de la préfecture en charge du dossier.
L’agglomération stéphanoise concentre la majorité de ces quartiers, 15 sur 19. Ce sont 6 quartiers à Saint-Étienne, (Terrenoire, Sud-Est, Crêt de Roc, Le Soleil, Montreynaud, Tarentaize-Beaubrun, La Cotonne) ; 2 à Saint-Chamond (Saint-Julien, centre ville) ; 2 à Rive-de-Gier (Grand Pont, centre ville) ; 2 au Chambon-Feugerolles (La Romière, Montrambert) 1 dans les communes de La Ricamarie (Montcel-centre ville), Grand-Croix qui entre dans le dispositif (Le Dorlay-Les Pins-La Bachasse, Andrézieux-Bouthéon, qui entre aussi dans le dispositif (La Chapelle). Roanne émarge également à nouveau à la géographie prioritaire avec 3 quartiers  (Mayollet, Parc des sports, Bourgogne). On voit enfin Montbrison ciblée au titre des quartiers prioritaires avec le quartier de Beauregard.
Les quartiers antérieurement dans le dispositif, à Unieux, Firminy, L’Horme, Mably et Riorges qui n’ont pas été retenus dans la nouvelle géographie prioritaire au regard des nouveaux critères, ont été tous repêchés dans une deuxième liste mais à un niveau moindre de soutien de l’État. Ils sont dits quartiers en « veille active », c’est-à-dire pouvant « bénéficier de l’ingénierie de l’État et mobiliser de manière prioritaire les financements de droit commun de l‘État », souligne Gérard Lacroix.
Ce sont 18 quartiers retenus dans cette deuxième liste, 5 à Saint-Étienne (Chavanelle-Saint-Roch, La Dame Banche, Solaure, Tardy, Le Soleil) ; 4 au Chambon-Feugerolles (centre-ville, Rousseau, La Malafolie, Gaffard) ; 2 à Firminy (Layat-Bas Mas-République, Firminy Vert) ; 2 à Saint-Chamond (Fonsala, Izieux-Le Creux) ; 1 dans les communes d’Unieux (Côte Quart), Roanne (Mulsant), Mably (Billodière-Noyon-Les Tuilleries) et Riorges (centre).
Pour l’ensemble de ces quartiers une programmation sera établie en vue de contrats de ville à signer d’ici juin prochain.

Rénovation urbaine : 2 quartiers stéphanois

Sur 200 quartiers « d’intérêt national »,  la Loire en compte deux retenus dans le champ d’intervention de l’Anru, Agence nationale de rénovation urbaine, deux quartiers stéphanois : Beaubrun-Tarentaize et Montreynaud. Une deuxième liste de 200 autres quartiers bénéficiant des crédits Anru mais réputés « d’intérêt régional » devraient compléter le dispositif. Elle n’est pas totalement arrêtée et se négocie entre la Région et la préfecture de région. Les services de l’État dans la Loire soutiennent la candidature de trois quartiers pouvant prétendre à ce soutien national conjugué avec la Région : La Cotonne à Saint-Étienne et les centres de Saint-Chamond et Rive-de-Gier. La liste définitive sera entérinée fin février par l’Anru, mais il semble d’ores et déjà que pour retenir ces trois quartiers, l’État et la Région aient déjà un accord de principe, assure Gérard Lacroix.

Daniel Brignon

Un seul critère : la pauvreté

Les quartiers retenus dans la nouvelle géographie prioritaire le sont désormais au regard d’un critère unique : la concentration urbaine de pauvreté.
Ont été retenues en effet les quartiers découpés en carreaux de 200 m sur 200 m représentant au moins 1 000 habitants où plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 11 250 € par an, soit 60 % du revenu fiscal médian national. Ce seuil de revenus est variable suivant les territoires pour s’adapter au contexte local. Il est de 11 300 € pour l’aire urbaine de Saint-Étienne, 11 800 € pour la plaine du Forez, 11 700 € en moyenne pour la Loire.



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