Fermer la publicité

Roanne : que deviendra l'office des sports ? La polémique

Loire le 09 janvier 2015 - Louis PRALUS - Sports - article lu 361 fois

Roanne : que deviendra l'office des sports ? La polémique

Jean-Marc Detour, adjoint aux sports, supprime les subventions de la Ville à l'office des sports. Colère des anciens présidents de l'office qui défendent leur bilan.

Jean-Marc Detour a annoncé à la presse la fin des 40 000 € de subventions à l'office des sports (25 000 € à l'office lui-même et 15 000 € au centre médico-sportif qu'il gère). Les raisons ? « Il ne sert qu'à faire des photocopies et à gérer des salles, dit l'élu. Au lieu d'accompagner les clubs et de faire des propositions », ajoute-t-il. Pour lui l'office des sports fait doublon avec la Maison de la vie associative, créée par la municipalité Déroche.
Le président de l'office des sports Robert Malhomme, n'est pas surpris outre mesure. « Dès son premier mandat Yves Nicolin nous a dit qu'il ne trouvait pas utile l'office des sports. L'avenir ? Un noyau veut que l'office des sports continue. Ils donneront leurs idées et je ferai tout pour qu'il continue. M. Lagarde, vice-président de Roannais agglo aux grands équipements, a évoqué  un office des sports intercommunal. S'ils veulent cet office-là l'embryon qui restera y travaillera... »

René Rougeyron, président de l'office 20 ans, après le 1er président Charles Mérignac, énumère ce qu'on doit à l'office des sports : course pédestre dans la ville, conférence-débat avec le Dr Picard sur la médecine sportive, création de Pass'sport, conférence-débat sur la politique sportive avec Alain Calmat, création du Triathlon de Roanne, premier tournoi de volley-ball, gala de boxe anglaise, création de l'escrime à Roanne, création du semi-marathon, création de La Roannaise, colloque national sur le thème « collectivités et associations face à l'évolution des normes réglementaires sportives »... 

"C'est violent"

M. Rougeyron n'a qu'un mot : « L'office a été jeté en pâture ! » Christian  Plavinet, ancien président aussi,  est pareillement choqué. « Sur le fond pourquoi pas ? Mais sur la forme c'est inacceptable. On aurait dû avoir une rencontre pour donner nos arguments. On a beaucoup donné, on n'est plus tout neufs et on nous jette en pâture ! » Jacky Odin, qui a été vice-président et président de l'office, le vit comme « un mépris vis à vis du monde sportif ; c'est au-delà de l'acte politique, c'est violent ! » Certains pensent que l'office des sports est victime de l'opinion qui veut qu'il soit un fief de gauche...


Louis Pralus



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide