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Pôle optique Rhône-Alpes, la rencontre des acteurs de la filière

le 09 janvier 2015 - Daniel BRIGNON - Sciences, Santé, Environnement - article lu 218 fois

Pôle optique Rhône-Alpes, la rencontre des acteurs de la filière
Daniel Brignon - Pierre-Jean Crépin, directeur du pôle

Ce n'est pas un pôle de compétitivité, ni un cluster, ni une grappe d'entreprises, antériorité oblige de cette institution fondée en 1996 à Saint-Étienne. Le Pôle optique stéphanois élargi plus tard à Rhône-Alpes innovait alors dans le sens des structures qui se mettront en place ultérieurement en rapprochant l'univers de la recherche des acteurs industriels.

L’association a pris naissance de la rencontre de l‘université Jean-Monnet et de l’industriel Thalès Angénieux, désireux de développer à Saint-Etienne une compétence affichée de recherche en optique. Ce sera le petit laboratoire TSI (Traitement du signal et instrumentation) qui deviendra le laboratoire Hubert-Curien en 2007, unité mixte de recherche CNRS, bientôt rejoint par l’Institut d’optique et qui préfigurera la création de l’équipement d’excellence Manutech sur l’ingénierie des surfaces.
Dégagé de la préfiguration du développement de la recherche optique à Saint-Etienne, le Pôle optique a conservé tout son sens de lieu de convergence des acteurs de la filière optique et photonique de Rhône-Alpes. « Notre mission, explique Pierre-Jean Crépin, directeur du pôle, est de mettre en relation chercheurs et industriels du secteur de la photonique, afin qu’ils se connaissent et travaillent ensemble. Le pôle optique Rhône-Alpes a été précurseur de ce genre de structures qui se sont développées ultérieurement, pôles de compétitivité, clusters, même si nous restons une association qui n’a pas pour sa part vocation à apporter des financements. Notre travail est juste d’incuber des projets, créer des opportunités pour favoriser l’innovation et accompagner l’évolution des produits et des productions. »
Le Pôle optique Rhône-Alpes a développé pour cela des outils tels qu’une cartographie des compétences sur le territoire régional mais aussi au niveau national et international, qui permette de répondre à des sollicitations d’industriels à la recherche de tel ou tel savoir-faire. « Nous avons de l’ordre de 300 demandes annuelles de cette nature », précise Pierre-Jean Crépin.
Le pôle optique Rhône-Alpes organise six journées thématiques annuelles où se rencontrent à nouveau « des chercheurs académiques, des industriels qui viennent présenter des solutions ou d’autres à la recherche de réponses, de sorte que des interactions puissent se mettre en place. Ces journées sont plutôt prisées et la fréquentation progresse, signe de l’intérêt porté par les participants », reconnaît Pierre-Jean Crépin.
Appuyé par des subventions du conseil régional, du conseil général de la Loire et de Saint-Etienne Métropole, le Pôle optique Rhône-Alpes vit aussi des cotisations de ses 170 adhérents, parmi lesquels 110 sont des industriels. Membre du Cnop, Comité national d’optique et de photonique, le Pôle optique Rhône-Alpes a été désigné comme relais naturel de l’année internationale de la lumière, pour coordonner l’ensemble des propositions émanant de Saint-Etienne, Lyon et Grenoble.



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