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Pilote de drone : un métier d'avenir ?

Loire le 20 février 2015 - Emilie Massard - Tech et Médias - article lu 1113 fois

Pilote de drone : un métier d'avenir ?
DR - La formation commence par des cours théoriques et des simulations

Les drones sont de plus en plus utilisés dans des secteurs divers, et leurs applications ne cessent de s'étendre. C'est notamment pour répondre aux besoins grandissants des entreprises que l'association saint-chamonaise Ulmelec propose des formations de pilotage de drones.

C’est une poignée d’amis, instructeurs d’ULM, pilotes d’avion et férus d’aéromodélisme, qui a décidé de créer l’association Ulmelec début 2014. Avec au départ un projet bien précis : créer un hangar photovoltaïque dans le Pilat, sorte de « station service » pour ULM électriques.

Si le projet n’a pas encore pu voir le jour, les membres de l’association n’ont pas chômé en attendant, et ont développé les activités proposées, notamment autour du drone. « On propose des formations théoriques, dispensées dans les locaux de l’Ifra à Saint-Chamond, et des entraînements au maniement en extérieur ou dans un gymnase prêté par la municipalité », explique Eric Barré, président de l’association. « On est le seul centre de formation dans la Loire, et l’un des rares en France au niveau S4. » Les formations sont ouvertes à tous en loisirs, petits et grands, et bientôt aux personnes handicapées, pour se familiariser au maniement de ces engins.

L’association propose également des formations réservées aux personnes qui souhaitent piloter dans un cadre professionnel, et qui dans ce cas doivent obtenir un brevet théorique ULM. « Aujourd’hui il y a de nombreux secteurs qui s’intéressent à l’utilisation des drones : tout ce qui touche à la photographie et à la prise de vue bien sûr, mais aussi les domaines de la surveillance ou du contrôle qui travaillent dans des milieux difficilement accessibles. On peut citer des techniciens qui travaillent sur des barrages, des cheminées d’industries, etc. Le drone est beaucoup plus économique pour une entreprise que le déploiement d’une grue ou d’une nacelle pour accéder à certains endroits », détaille Eric Barré.

« Il y a aussi d’autres applications possibles comme l’agriculture. En investissant dans un appareil qui se pilote via un smartphone ou une tablette, l’éleveur peut par exemple surveiller ses bêtes tout en faisant autre chose. » L’apprentissage se fait progressivement, du maniement de petits appareils en plastique aux machines semi-professionnelles à professionnelles (plus de 2 kg), qui peuvent être pilotées en double commande par l’élève et l’instructeur.

Emilie Massard



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