Fermer la publicité

Photovoltaïque : Elifrance liquidée

Loire le 16 septembre 2015 - Denis Meynard - Industrie - article lu 647 fois

Photovoltaïque : Elifrance liquidée
© Denis Meynard - Les moyens disponibles pour financer le PSE seront proches du minimum.

Les 100 derniers salariés d'Elifrance vont être licenciés, cinq ans après le rachat de l'entreprise de La Talaudière.

Le miracle attendu par la centaine de salariés d’Elifrance ne s’est pas produit ce mercredi. Le tribunal de commerce de Saint-Etienne a prononcé la liquidation judiciaire de leur entreprise, sans poursuite d'activité. A vrai dire eux même n’y croyaient plus beaucoup depuis quelques jours. L’ambiance générale était à la résignation, aux retrouvailles organisées vendredi dernier et, peut-être une dernière fois, ce mardi. Ils ont, à cette occasion, revu le directeur du site, Francesco Zippo, qui leur a déclaré ne plus avoir reçu de salaire du groupe Pufin Power depuis trois mois. Quant au controversé Pdg, Massimo Pugliese, absent mercredi lors de la liquidation, il n’est pas certain qu’ils le revoient un jour. Il avait annoncé début août qu’il ne remettrait plus d’argent dans Elifrance. Cette dernière aurait reçu plus de 6 M€ de recapitalisation de son précédent actionnaire, Flextronics, en 2010, lorsqu’elle comptait 145 salariés, selon leurs représentants.

La journée du 15 septembre a été marquée par la fabrication des dernières cartes électroniques pour Sagem, ainsi que quelque 200 panneaux photovoltaïques. Lors du comité d’entreprise extraordinaire organisé la veille, la représentante de l’administrateur judiciaire a indiqué que si de rares contacts avaient été pris avec elle pendant la période d’observation, cela n’a débouché sur le dépôt d’aucune lettre d’intention et encore moins de offre de reprise en bonne et due forme.

Le commissaire au redressement productif de Rhône-Alpes, Simon-Pierre Eury, a pour sa part indiqué qu’il ne fallait « pas laisser miroiter des perspectives de reprise de l’activité aux salariés, y compris après la liquidation ». Il estime que cette entreprise, installée dans une filière fragilisée par l’absence de marché, cumulait les difficultés. Relevant que « son redressement judiciaire est intervenu très tardivement, alors que des alertes avaient été données ». En plein été il est difficile d’essayer de trouver un repreneur et même si les énergies renouvelables sont d’avenir l’entreprise de La Talaudière, qui avait été reconvertie dans l’assemblage de panneaux photovoltaïques, ne détenait pas de savoir-faire exceptionnel qui lui aurait conféré un caractère stratégique pour l’industrie nationale.

Denis Meynard



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide