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Photovoltaïque : Thomson lance sa production chez Elifrance

Loire le 10 février 2014 - Marine Graille - Actualités - article lu 2009 fois

Photovoltaïque : Thomson lance sa production chez Elifrance
Fin janvier, Thomson et la société ligérienne Elifrance ont officialisé leur accord. C'est désormais dans l'usine de la Talaudière, que les premiers panneaux photovoltaïques de la marque seront assemblés. A terme, Elifrance, devrait produire jusqu'à 6 000 panneaux par mois.

« C’est un grand jour pour Thomson », lance Romain Venet, directeur général chez GHT Global energy (marque Thomson).

Depuis septembre dernier, le géant français spécialisé dans le secteur de l’électronique, s’est ouvert aux énergies renouvelables : pompes à chaleur, ballon thermodynamique, onduleurs et panneaux photovoltaïques. Et c’est donc dans l’usine talaudiéroise d’Elifrance, que seront produits les panneaux à énergie solaire du groupe Thomson.

Un développement qui pourrait faire à nouveau décoller le secteur du photovoltaïque, en berne depuis quelques années. La crise du secteur s’explique d’une part par la disparition d’un grand nombre de subventions depuis 2010 mais aussi de la concurrence chinoise qui produit des panneaux low-cost et qui ont réussi a conquérir très rapidement 80 % du marché mondial. Cette concurrence a récemment pu être régulée grâce à l’intervention de l’Union européenne qui a instauré une taxe sur les panneaux solaires chinois. GHT Global energy donc aujourd’hui veut se lancer dans du 100 % made in France, 100 % made in Europe. Par ailleurs, les modules seront assemblés sur le site ligérien avec des composants à 95 % européens. Si Elifrance a été choisie par le groupe français c’est, selon R. Venet pour « la qualité des produits qu’ils proposent. Nous avions un cahier des charges très précis qu’ils ont parfaitement respecté ».

La capacité de production va doubler

Ce contrat passé avec Thomson, sonne comme une véritable bulle d’air pour le groupe italien Pufin Power, propriétaire de l’usine Elifrance. Le site ligérien sort d’une année 2013 compliquée notamment marquée par les mouvements de grèves de l’automne dernier (lire ci dessous). « Le plus gros investissement a été de pouvoir rester en vie ces trois dernières années et de maintenir l’emploi malgré la crise. Grâce à cet accord, nous n’avons pas besoin de délocaliser hors d’Europe mais au contraire de s’améliorer au sein de l’Europe, explique Massimo Puglieses, président du groupe Pufin Power. Ce contrat a été rendu possible grâce à l'activité commerciale exercée par Astar EnR. Il prévoit la fourniture de plusieurs MW/an modules photovoltaïques et ne sera pas seulement engagé par l'établissement Elifrance mais impliquera également d'autres établissements du groupe (Solland solar cells pour la totalité de la production de cellules photovoltaïques et El-Ital pour la production partielle des modules photovoltaïques).»

Ce nouveau contrat signé avec GHT Global energy amène l’entreprise ligérienne à doubler sa capacité productive et également à créer de nouveaux emplois dès avril prochain. L’accord prévoit une production de 3 000 modules par mois puis à terme jusqu’à 6 000. « Avec Thomson, une marque connue et reconnue, et les produits de qualité d’Elifrance, je suis certain que nous allons pouvoir reconquérir le marché français, puis européen et même mondial. En France, il y a environ 3 % des personnes équipées en photovoltaïque ce qui nous laisse donc une large part de marché d’environ 20-25 % », envisage Romain Venet. Thomson a évalué entre de 22 et 24 Md € le chiffre d’affaires prévisionnel qui devrait être atteint en 2014.

Marine Graille

Un rayon de soleil

Elifrance, spécialisée dans la fabrication de cartes et d’ensemble électroniques (EMS) est présente depuis 70 ans sur le territoire stéphanois. Le groupe italien Puffin power a repris l’activité en 2010 et un an plus tard, Elifrance inaugurait sa ligne de production photovoltaïque en investissant 5 M€. En 2013, 80 % du personnel d’Elifrance était en grève pour protester contre les salaires jugés trop bas. Des accords avaient finalement été trouvés. A l’époque, la direction s’était même interrogée sur la nécessité d’investir à nouveau sur le solaire. Des doutes aujourd’hui dissipés avec le contrat Thomson.



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