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Philippe Rusch (Pôle des technologies médicales) : « accompagner et faire grandir »

le 23 novembre 2015 - Daniel Brignon - Tech et Médias - article lu 956 fois

Philippe Rusch (Pôle des technologies médicales) : « accompagner et faire grandir »
Daniel Brignon

Philippe Rusch a été nommé par le bureau à la fonction de président du Pôle des technologies médicales à la suite de la démission de Christophe Tézenas du Montcel, qui se retire de cette fonction faute de pouvoir y consacrer suffisamment d'énergie, retenue par le développement de ses activités professionnelles.

Le Pôle des technologies médicales avait un challenge à relever dans un contexte marqué par une double évolution : son déménagement au sein du Pôle santé et l’évolution du contexte institutionnel : élargissement de la Région et redistribution des compétences. Le projet consistait à réécrire les missions et objectifs du pôle et par là redéfinir ses relations avec l’environnement institutionnel et économique. Ce projet à l’œuvre, Christophe Tézenas du Montcel a choisi, en s’effaçant de la présidence de l’association, de le confier à un administrateur de longue date du Pôle, Philippe Rusch, nommé à la présidence avec une feuille de route toute désignée.

Philippe Rusch est le premier président du Pôle des technologies médicales issu de monde académique. Sauf la co-présidence qui avait été envisagée à l’origine du Pôle il y a 22 ans, la présidence a toujours en effet été tenue par un industriel. Enseignant-chercheur à l’université Jean-Monnet, Philippe Rusch ne se représente pas pour autant en rupture dans la gouvernance, mais dans une continuité. « En tant qu’académique je ne veux pas changer l’orientation du Pôle tourné vers les entreprises, qu’il a vocation à accompagner et faire grandir. Proche du monde industriel pour lequel j’ai le plus grand respect, j’ai toujours été le pont entre université et industrie », confie le nouveau président.

Titulaire d’une thèse d’État passée à Strasbourg sur la mécanique des fluides, Philippe Rusch est arrivé à Saint-Étienne en 1979 pour pourvoir un poste d’enseignant-chercheur en biophysique à l’université de Saint-Étienne. Il est associé aujourd’hui au Lina, Laboratoire interdisciplinaire d’étude des nanoparticules et enseigne à la faculté de médecine les bio-statistiques, mais aussi l’éthique, une spécialité cultivée par le chercheur qui depuis 2000 préside le comité d’éthique de la recherche de Saint-Etienne. Il représente depuis les comités d’étique de la recherche français à l’Agence européenne du médicament et à la Commission européenne.

Philippe Rusch est adhérent du Pôle des technologies médicales depuis son origine, même avant à la structure préfiguratrice. Il en assure le secrétariat depuis plusieurs années et accueille favorablement la présidence avec une mission bien déterminée, de conduire sur une année un chantier de rénovation du Pôle. « Il s’agit, dit-il, de conduire une réflexion globale de remise à plat de nos missions et nos partenariats, dans un contexte institutionnel mouvant, remettre en chantier l’ensemble des dossiers, renforcer nos objectifs prioritaires, faire évoluer notre modèle industriel… Le chantier consiste à réécrire et reformuler nos missions pour les rendre lisibles et adaptées à l‘évolution du contexte économique et administratif. » Un chantier exaltant pour l’universitaire de 63 ans, convaincu de s’appuyer sur les entreprises, le socle du Pôle des technologies médicales. « La force du Pôle, insiste Philippe Rusch, ce sont ses entreprises adhérentes, depuis le début actives et motrices » au sein de l’association, labellisée Grappe d’entreprises en 2003. « C’est qu’elles y trouvent leur intérêt, voilà pourquoi le Pôle doit donner une amplification à l’ensemble de ses actions d’accompagnement des entreprises. »

Daniel Brignon



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