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Philippe Nouvian, de l'industrie à la formation professionnelle

Loire le 08 juillet 2015 - Daniel Brignon - Industrie - article lu 1030 fois

Philippe Nouvian, de l'industrie à la formation professionnelle
Daniel Brignon

Succédant à Jean-Luc Eurin, président fondateur des instituts ISTP et Irup à Saint-Étienne, Philippe Nouvian a pris en main le destin de ces deux écoles dont il veut consolider le rayonnement national.

Ingénieur chimiste (diplômé de l’École supérieure chimie physique électronique de Lyon), Philippe Nouvian ne s’est pas orienté vers cette spécialité mais c’est dans l’informatique qu’il a abordé une carrière professionnelle en Rhône-Alpes et dans la région parisienne. Chez Siemens à Paris, il est dépêché à Saint-Étienne pour prendre la direction de Courbon, dont le groupe prenait le contrôle en 2000. Il présidera Courbon, spécialiste du pilotage et de la traçabilité des systèmes industriels, pendant 13 ans, dans le cadre de Siemens d’abord puis l’ayant racheté avec un autre cadre de l’entreprise en 2005, à son propre compte. Après avoir « redéveloppé l’activité » de la société, Philippe Nouvian la cédera en 2013 au groupe Vinci Energies.

Pendant ce temps, le chef d’entreprise ne tardera pas à s’engager dans les instances de gouvernance économique, intéressé par le développement de l’industrie à la CCI de Saint-Étienne/Montbrison et à la CCIR dont il est membre du bureau. Mais c’est dans le domaine de la formation professionnelle qu’il apportera son concours expert au sein de l’UIMM Loire qu’il rejoint peu après son arrivée à Saint-Étienne, en 2003. Président du CFAI et de l’Afpi, il présidera encore jusqu’à ce mois de juin l’ITII, Institut des techniques d’ingénieurs de l’industrie, organisation dépendante de l’UIMM qui fédère la formation d’ingénieurs sous statut salarié.

Philippe Nouvian est tout indiqué alors pour la présidence de l’ISTP (1), précisément orienté sur la formation d’ingénieurs génie industriel en alternance, réputé être la première école de France en nombre d’élèves formant des ingénieurs sous statut salarié, et de l’Irup, formant des techniciens, qui lui est associée, réunies toutes deux, depuis 2014, sur le site du Campus industriel à Saint-Etienne. Le Campus industriel, une « superbe réalisation » et un bel outil qui associe « sur le même espace la formation supérieure et une douzaine d’entreprises. L’une de mes ambitions à la présidence de ces deux instituts est de valoriser ce campus industriel pour accueillir d’autres partenaires et être un acteur du développement économique de la région. Je rappelle que la mission première de nos instituts est de répondre aux besoins des entreprises, nous sommes autrement dit des prestataires de service pour les entreprises, un outil au service du développement économique. »

« Poursuivre le développement de l’ISTP, bien engagé depuis 25 ans », c’est la perspective du nouveau président qui veut porter l’effectif à 1 000 apprentis, actuellement de 800, « conforter l’excellence le l’ISTP et élargir la notoriété de l’établissement à l’extérieur de la région », autrement dit amplifier le rayonnement national d’un établissement qui recrute aujourd’hui à 50 à 60 % dans la région Rhône-Alpes.

Daniel Brignon

(1) L’ISTP, Institut régional des techniques de la performance, délivre un diplôme d’ingénieur des Mines Saint-Étienne, école de tutelle. L’Irup, Institut régional universitaire polytechnique, sous statut propre d’école, délivre des diplômes de techniciens dans l’industrie, le nucléaire mais aussi le management de l’ESS.



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