Fermer la publicité

Le Pays voironnais devra revoir ses priorités

Isère le 23 novembre 2015 - Caroline THERMOZ-LIAUDY - Collectivités locales - article lu 125 fois

Le Pays voironnais devra revoir ses priorités
Caroline Thermoz-Liaudy - Jean-Paul Bret, président de la CAPV

C'est bien le principal problème des communes et communautés de communes françaises aujourd'hui : remplir ses devoirs avec moins de moyens. Le point dans le Voironnais.

Le pays voironnais a publié son rapport d'activité 2014, année particulièrement marquée par les baisses de dotations, mais qui a tout de même permis à la collectivité de belles réalisations. Les prochains bilans ne seront toutefois peut-être pas aussi satisfaisants. « Les efforts consentis ces dernières années sur la recherche d’économies permettent au Pays Voironnais de bénéficier d’une situation financière saine. Cependant, l’ampleur de l’effort à consentir appelle désormais des réponses qui dépassent la simple stratégie d’ajustement conduite jusqu’aujourd’hui. Nous avons fait un choix politique majeur : celui de maintenir un niveau d’investissement élevé avec une moyenne annuelle de 11 M€ net » explique le président Jean-Paul Bret, en soulignant deux objectifs : soutenir l’activité économique locale et donc l’emploi, et aménager et développer le territoire, alors que les ressources de la communauté vont baisser de 3,5 M€ d’ici 2017.

Pour ce qui est de l’année 2014, année de ses 40 ans, la CAPV aura été marquée par divers évènements majeurs. Côté vie économique, pas moins de 15,1 M€ ont été consacrés à l’activité et à l’emploi pour par exemple, l’installation de l’entreprise Paraboot à Centr’Alp, la création d’une crèche d’entreprise ou encore d’une pépinière. A noter aussi 9,7 M€ de budget consacrés à l’aménagement du territoire, 14,8 M€ pour la mobilité, 29,5 M€ pour l’environnement (en faveur par exemple des espaces naturels sensibles, des économies d’énergies, de l’assainissement de l’eau, du tri ou de la réduction du gaspillage). Le bilan fait également état de 10,3 M€ de budget consacrés à la solidarité, ou de 1,2 M€ dédiés à la culture.

Un bilan plutôt encourageant, mais qui ne sera peut-être pas le même en 2015, puisque selon le président Bret : « La question qui se pose aujourd’hui à nous n’est plus "qu’est-ce qu’il est utile de faire ?" mais bien "Qu’est-ce qui est prioritaire ?" sachant que nous ne pouvons désormais plus répondre à l’ensemble des besoins et que nous devons nous recentrer sur quelques grands enjeux. »

Caroline Thermoz-Liaudy

 

 



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide