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Pays de l’Arbresle : l’Aqua-Centre prépare sa mue

Rhône le 05 juillet 2014 - La Rédaction - Monts du Lyonnais - article lu 3115 fois

En mars 1993, l’Aqua-Centre de Sain Bel ouvrait ses portes, accompagné trois ans plus tard de son espace « forme intégré ».

Un équipement qui a trouvé son public et dont le succès est aujourd’hui incontestable puisque le centre de forme accueille, selon son responsable Georges Vicente, 25 000 personnes par an quand la piscine comptabilise 140 à 160 000 entrées (scolaires, grand public et club de sport de 950 adhérents).
La fréquentation maximale instantanée (FMI) de la piscine est de 960 personnes, débouchant sur des journées d’été à 1 500 visiteurs ! Il arrive même que cette FMI génère une attente pour les clients qui désirent rentrer dans l’établissement. Le club de sport est lui aussi restreint avec seulement deux ligne d‘eau dans le bassin. Au total, depuis quelques années, l’Aqua-Centre paraissait donc sous-dimensionné aux élus de la Commuté de communes du pays de l’Arbresle, propriétaire de l’équipement. L’évolution du contexte explique objectivement l’inadaptation du centre, venue progressivement. En effet, depuis la mise en service, la population du Pays de l’Arbresle est passée de 28 000 à 36 000 personnes. « Entre temps, un lycée de 850 élèves est apparu juste à côté », complète Bruno Subtil, vice-président délégué au cadre de vie, au sport et à la jeunesse.
Une réflexion a donc été entreprise sur l’avenir de l’Aqua-Centre. Aujourd’hui, le projet est validé, les études sont achevées et les appels d’offre vont être lancés. A partir de mi-septembre l’Aqua-Centre entrera en travaux. Il sera fermé pour deux ans et rouvrira, transformé et agrandi sous les dessins du cabinet Chabanne et Partenaires. A l’intérieur, dans le bâtiment existant, le bassin actuel sera restauré, tout comme les vestiaires, les sanitaires et les installations techniques. Le centre de forme (saunas, jacuzzi…) sera agrandi au rez-de-chaussée et doté d’un deuxième étage. L’élément central du projet consiste en l’extension du bâtiment avec la création d’un second bassin de 8 couloirs (25 X 21 m) entouré de gradins (100 places) et de larges plages.
Pour donner une unité esthétique à l’ensemble, le bâtiment actuel et son extension seront traité de telle manière à former un tout. Le nouveau bassin sera ouvert par de larges baies sur l’extérieur où seront conservées la petite piscine et la pataugeoire. Bien sûr, explique Bruno Subtil, « le Pentagliss qui fait l’attrait de l’Aqua-Centre, sera conservé ». En réalité, le toboggan que l’on connaît disparaîtra puisque la place sera prise par le nouveau bassin. Il sera reconstruit, juste à côté, aux mêmes dimensions. Pour le public, le nouvel Aqua-Centre sera effectivement beaucoup plus grand et plus agréable. En été, sa FMI atteindra 1 100 personnes (soit 2 000 personnes par jour).
Côté technique, l’équipement sera, comme touts ses homologues modernes, beaucoup plus écologique que ce qu’il n’était auparavant : conception bioclimatique, isolation par l’extérieur, filtration et traitement de l’eau optimisés (consommation d’eau réduite de 60 % sur le papier) et chauffage grâce à une chaudière bois (épaulée par une chaudière gaz). « Ce sera une vitrine de l’Agenda 21 », souligne Bruno Subtil. Vitrine qui ouvrira en septembre 2016.

Alban Razia

Quels coûts prévus ?

Le projet est estimé à 10,5 M€ HT (12,6 M€ TTC). La CCPA va solliciter des subventions du conseil général (acquises dans le cadre du contrat triennal), de l’Ademe, de la Région (sur le volet énergétique) et du Centre national de développement du sport, pouvant atteindre 20 % du montant. Le reste sera financé à 50 % en autofinancement et à 50 % par l’emprunt. « La CCPA est dans une situation financière confortable, confie Bruno Subtil, vice-président de la CCPA. Mais nous ne souhaitons pas faire financer aux contribuables actuels l’intégralité d’un équipement prévu pour 30 ans. » Enfin, bien qu’aucune décision n’ait encore été prise sur l’évolution ou non du prix du ticket d’entrée, Bruno Subtil indique que le déficit d’exploitation futur ne devrait pas être très différent du déficit actuel, à savoir 500 000 € annuel. Le fonctionnement du centre sera de toue façon remis à plat d’ici sa réouverture.



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