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Patronat - Les chefs d’entreprises « exaspérés »

Loire le 04 décembre 2014 - Daniel Brignon - Actualités - article lu 343 fois

Patronat - Les chefs d’entreprises « exaspérés »
Eric Le Jaouen et Jérôme Grenier veulent convaincre (D.R.)

« Libérons l’entreprise », tel était le thème de la mobilisation nationale conjointe du Medef, de la CGPME et de l’UPA, qui s’est traduite en Rhône-Alpes par la tenue d’un rassemblement mercredi 3 décembre à la salle 3 000 de la Cité internationale à Lyon en présence des présidents nationaux de ces mouvements.

Eric Le Jaouen, président du Medef Loire, et Jérôme Grenier, vice-président de la CGPME Loire, tenaient à présenter la démarche, qui n’est pas nouvelle, rappelant l’opération Carton jaune adressée au gouvernement par le Medef et la CGPME au même endroit à Lyon le 8 octobre 2013.
Quelles motivations nouvelles ? « Ce rassemblement unitaire est le signe que les entreprises sont à bout, pas seulement depuis deux ou trois ans mais depuis trente ans où les hommes politiques persistent à créer un écosystème défavorable à l’entrepreneuriat », conviennent ensemble Eric Le Jaouen et Jérôme Grenier, et de citer : « un environnement réglementaire ubuesque : 400 000 normes ; un empilement de lois ; l’alourdissement des taxes fiscales et sociales : 150 taxes affectées, malgré le CICE, très compliqué, auquel ont prétendu 2 000 entreprises sur les 20 000 de notre territoire ». Il est encore question de l’introduction de cotisations sociales sur les dividendes qui « pénalise la prise de risque », des mesures sur le temps partiel limité à 24 heures par semaine, bref : « Le message qu’on veut passer est qu’il faut changer de paradigme, changer de modèle, renoncer au rêve d’une croissance forte et s’interroger sur comment réorganiser notre société pour être plus économe. On est dans un pays qui a tous les atouts pour être un champion dans la mondialisation, à condition de libérer l’entreprise des entraves à sa compétitivité », croit Eric Le Jaouen qui met moins d’espérance en revanche dans les promesses gouvernementales de baisse des charges en 2017 dans le cadre du pacte de responsabilité « Ce n’est pas qu’on y croit pas mais on n’a aucune certitude, dit-il avant d’achever, «  on n’a plus le temps d’attendre, il nous faut de grandes réformes tout de suite ».

Daniel Brignon



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