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Patrimoine : la place Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny (5/5)

Loire le 11 septembre 2014 - La Rédaction - Roannais - article lu 250 fois

Patrimoine : la place Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny (5/5)
Avant que la place soit dégagée comme aujourd'hui elle était couverte de petites maisons pauvres (D.R.)

Nous sommes là au cœur du Roanne le plus ancien.

Ici a été découverte une nécropole mérovingienne au cours de fouilles en 1926 et, découverte plus extraordinaire, encore dans une ville non épiscopale comme Roanne : en janvier 2005, un baptistère mérovingien du IVe siècle. Un seul exemple de ce type existait en Rhône-Alpes. A la fin de ces mêmes fouilles est apparu un début d'abside en direction du château. Etait-ce une partie du baptistère ou  les restes d'une église primitive ? Un moulage a été fait de ce baptistère qui fut recouvert.
Le début de l'histoire de Roanne est là. Des fouilles, commencées en 1959 derrière l'hôtel Dubourg de Saint-Polgues (18 rue de Cadore) ont fait apparaître quatre fours de potiers gaulois dans lesquels on fabriquait de la céramique mais également la base d'une tour carrée aux angles arrondis de 8,75 m sur 8,35 m du XIIe siècle. La même époque que le château. On peut en déduire que le château possédait une deuxième tour. Le château est en effet composé d'une tour du XIIe siècle, qui est entourée de bâtiments plusieurs fois remaniés et dont la façade a été transformée par le chevalier de Saint-Thomas vers 1850.
L'église Saint-Etienne, quant à elle, est du XIVe siècle dans ses parties les plus anciennes. Elle fut rebâtie entre 1460 et 1539 puis agrandie en 1680 et de nouveau agrandie et transformée entre 1835 et 1843. Enfin on y ajouta une nef latérale en 1927. Au n° 19 de la place une petite chapelle de l'Enfant-Jésus avait été construite en 1874 par Etiennette Durier au fond d'une impasse pour abriter une statue de l'Enfant Jésus que lui avait donnée le curé d'Ars en 1851. Cette chapelle fut rasée en 1974.
Avant que la place soit dégagée comme aujourd'hui elle était couverte de petites maisons pauvres et insalubres, enserrant l'église. Elles furent démolies par îlots en 1821, 1823, 1827, 1865. Les dernières bâtisses rasées ont fait place à la sacristie actuelle, inaugurée en 1926. Seule est restée la maison bourbonnaise.

L.P.



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