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Prud'hommes de Saint-Etienne: l'après amiante

Loire le 23 janvier 2015 - Marine GRAILLE - Tribunaux - article lu 502 fois

Prud'hommes de Saint-Etienne: l'après amiante
Georges Rivoire - Le nombre des nouvelles affaires au conseil de Saint-Etienne est en baisse de 21,7 % par rapport à 2013

En ce début d'année, le conseil des Prud'hommes de Saint-Etienne s'est réuni à l'occasion de l'audience solennelle de rentrée. Le président Abrial, a profité de cette séance pour rappeler l'opposition du conseil à la loi Macron.

Le conseil des Prud’hommes de Saint-Etienne a procédé mercredi 14 janvier à l’audience solennelle en présence de Jean-Daniel Regnault, procureur de la République de Saint-Etienne qui a procédé à l’ouverture de l’année judiciaire. Le président sortant, Pierre Cimaz (collège employeur), accueillait Raymond Abrial (collège salariés) qui  a été nommé récemment. Nicolas Cavrois (collège employeur) succède de son côté à Raymond Abrial au poste de vice président du conseil. La passation de pouvoirs était l’occasion pour Pierre Cimaz de faire le bilan 2014 au cours de laquelle le nombre des nouvelles affaires est en baisse de 21,7 % par rapport à 2013. Les dossiers de contentieux général sont également moins nombreux avec 846 affaires en 2014 contre 1 140 en 2013. Cette diminution provient, selon Pierre Cimaz, « des nombreuses saisines en 2013 des affaires liées à l’amiante. Certains regretteront une telle diminution du "chiffres d’affaires" prud’homale. Nous n’irons pas nous plaindre si les parties au contrat de travail ont pu trouver par elles-mêmes des solutions, sans passer nécessairement par la case prud’homale ».

De son côté le nouveau président, après avoir présenté ses voeux à l'assemblée, a abordé la situation économique et financière. « Avec des taux de chômage qui n’ont cessé de progresser (…) avec des vagues de licenciements à répétitions et un nombre de chômeurs record nous sommes encore des loin d’une sortie de crise. Ce ne sont pas les taux de croissance attendus en 2015 qui laissent espérer une inversion de la courbe du chômage », a t-il insisté. Et d’ajouter « Ce n’est pas en favorisant la concurrence entre salariés et une déréglementation généralisée qu’on peut espérer un retour rapide à la croissance ou à des créations massives d’emplois ».

 Marine Graille



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