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Pascal Bonafini : « On ne gère pas un hôpital comme une entreprise »

Rhône le 24 juillet 2015 - J.D. - Services - article lu 1498 fois

Pascal Bonafini : « On ne gère pas un hôpital comme une entreprise »
D.R. - Pascal Bonafini a débuté sa carrière dans l'industrie

Succédant à Dominique Montégu, partie à la retraite, le nouveau directeur général du centre hospitalier Saint-Joseph Saint-Luc (SJSL) défend avec conviction le modèle d'établissement de santé privé d'intérêt collectif, dont il partage les valeurs.

Diplômé de l’Ecole de management de Strasbourg et titulaire d’un doctorat en sciences de gestion, Pascal Bonafini a débuté sa carrière dans l’industrie. Les hasards de la vie et une opportunité à ne pas manquer l’ont ensuite mené vers le secteur sanitaire. « J’ai rejoint, en 1996, le Centre de lutte contre le cancer (CLCC) de Caen, avant d’intégrer, en 2003, le CLCC Henri-Becquerel de Rouen », précise celui qui était, depuis 2013, le directeur général adjoint de cet établissement.

Avec un investissement réel et définitif dans le secteur sanitaire, Pascal Bonafini relève, à 53 ans, un nouveau challenge à la direction générale de SJSL. « Ce centre hospitalier est un établissement de santé privé d’intérêt collectif. Il n’y a donc pas de reste à charge pour le patient, pas de dépassement d’honoraires. C’est essentiel pour moi, car on ne gère pas un hôpital comme une entreprise. L’objectif n’est pas de faire du profit, mais d’utiliser le bien commun à sa juste destination », argumente-t-il avec force.

SJSL, qui emploie 1 000 personnes et réalise 100 M€ de chiffre d’affaires, offre une capacité d’accueil de 350 lits. Dans cet établissement généraliste, « un établissement de référence en centre-ville », les compétences des services des urgences, des grands brûlés, de la cardiologie… sont particulièrement reconnues. « J’ai pour priorité de consolider la situation de l’établissement tel que prévu dans le contrat signé avec l’ARS en 2014. L’activité va augmenter sur certains segments : les urgences, la maternité, la dialyse. La coopération avec les HCL sera renforcée avec un partage des compétences sur les grands brûlés et un développement des activités ambulatoires, notamment en urologie et chirurgie vasculaire. Nous allons également développer nos liens avec le centre Léon-Bérard et consolider nos relations avec l’hôpital de Fourvière pour la gérontologie », explique Pascal Bonafini. La feuille de route est donc chargée et devra être réalisée dans une situation financière contrainte. « L’établissement a connu des difficultés il y a 10 ans environ. Il est aujourd’hui en cours de redressement. Nous pourrons ensuite envisager des investissements d’avenir, à compter de 2017 ».

Pour transmettre son expérience et rester en contact avec d’autres réalités, Pascal Bonafini publie régulièrement des articles sur le management hospitalier et enseigne auprès d’étudiants de 3e cycle dans des cursus de santé. « L’exercice pédagogique est un enjeu important ». Ravi de s’installer à Lyon, Pascal Bonafini apprécie le dynamisme de la capitale des Gaules. « Je connais déjà cette ville, puisque j’ai exilé ma femme de Lyon il y a 8 ans », avoue-t-il. A ses heures perdues, le nouveau directeur souhaite profiter des quais pour pédaler ou courir. Ca tombe bien, les berges du Rhône sont situées à deux pas de Saint Joseph Saint Luc…



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