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Paroles d'Évangile par Michael Lonsdale

Loire le 23 janvier 2015 - Béatrice Perrod-Bonnamour - Culture - article lu 440 fois

Paroles d'Évangile par Michael Lonsdale
DR - Michael Lonsdale dans le rôle de frère Luc

Le célèbre interprète de frère Luc, du film Des hommes et des dieux donnera une conférence-lecture en l'église Saint-Pierre de Bourg–de-Thizy sur des textes du moine médecin de Thibhirine et de l'Évangile de saint Jean. Nicolas Celoro interprétera au piano en alternance des pièces de Franz Liszt. Rencontre avec Michael Lonsdale.

Dans un livre édité aux éditions Bayard, vous affirmez « Jésus,  j’y crois » !
Bien sûr, j’y crois ferme. Je crois ferme en Jésus, le fils de Dieu fait homme. Ce livre raconte ma conversion. Il y a longtemps. J’avais 22 ans quand j’ai été baptisé chez les dominicains. Mon père anglais, protestant n’était pas pratiquant. Ma mère française, catholique a été mise en pension en Angleterre. On lui disait « si tu n’es pas sage, tu iras en enfer ! » Elle n’était pas opposée à la religion. Elle m’a donné quand j’étais enfant, un livre sur la vie de Jésus Life of Jesus. Et petit à petit, cela a fait son chemin. A 22 ans donc, j’ai été baptisé chez les dominicains parce que j’avais rencontré le révérend père Regamey en fréquentant l’atelier Les arts et la foi. C’est un homme qui m’a beaucoup marqué. Et puis j’ai découvert le Renouveau charismatique en 1987. Avec l’évêque de Toulon d’alors en 1987, nous avons monté le groupe Magnificat qui recevait des artistes.

De James Bond en passant par Au nom de la rose, comment en êtes-vous arrivé au film Des hommes et des dieux ?
J’ai interprété souvent des rôles de religieux. Une bonne dizaine. Mais dans le film Moon Raker – un des premiers James Bond - je jouais le grand méchant. Dans Le nom de la rose, j’interprétais l’abbé supérieur du couvent.
Le rôle de Frère Luc m’a beaucoup marqué, touché. Il a été un homme tellement extraordinaire, il a donné sa vie aux autres mettant en application cette phrase de l’Évangile : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie aux autres ». Il aimait les êtres humains, tous, quelle que soit leur confession. C’était un être, une personnalité magnifique.

Quels textes lirez-vous à Bourg-de-Thizy ?
Des textes de Frère Luc, des passages de l’Évangile de saint Jean, mais j’aime tous les évangélistes. Qu’il s’agisse de Marc, saint Matthieu, saint Luc et saint Jean.

Et la musique ?
J’aime beaucoup la musique. Même si j’ai pratiqué la peinture en 1947 quand je suis revenu à Paris après avoir vécu au Maroc (M. Lonsdale est né à Paris en 1931, mais vit en Angleterre jusqu’en 1939, puis au Maroc où il découvre le cinéma américain, ses premiers rôles sont pour des émissions pour enfants, Ndlr), la musique m’a toujours attiré. J’ai participé à beaucoup de concerts grâce à l’association Jubileo. Nous donnions des concerts à des gens qui n’avaient pas les moyens de se les payer, en prison, mais aussi à l’hôpital… Je suis content de l’intervention de Nicolas Celoro, pianiste et compositeur qui a eu comme maître György Cziffra qui l’a qualifié du titre de virtuose : « un virtuose étonnant allié à un musicien aussi raffiné que profond ».
Propos recueillis par Béatrice Perrod-Bonnamour
Église de Bourg-de-Thizy, dimanche 25 janvier à 15 h. Tarif : 15 €. À signaler que le profit du concert ira aux œuvres du père Paul Guerry, qui fut missionnaire à Rio. Une place = un enfant scolarisé.



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