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Cancérologie : une école Rhône-Alpes Auvergne

Loire le 18 juillet 2015 - Louis Thubert - Sciences, Santé, Environnement - article lu 218 fois

Cancérologie : une école Rhône-Alpes Auvergne
G.R. - Lors du lancement officiel de l'école de cancérologie de Rhône-Alpes

Adossé au Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes (Clara), l'école de cancérologie de Rhône-Alpes Auvergne a commencé à exister le 7 juillet, avec les Oncoriales. Ce rassemblement d'étudiants et de scientifiques, qui vise à dynamiser la recherche contre le cancer, est la manifestation d'une école particulière, « hors les murs »

Ils étaient une centaine réunis mardi 7 juillet au château de Bouthéon, doctorants, étudiants de masters, pour les Oncoriales, pour le lancement officiel de l'école de Cancérologie de Rhône-Alpes. Des étudiants en médecine, donc, mais aussi en biologie ou en sciences sociales, en compagnie d'autres universitaires, des scientifiques et de chefs d'entreprises travaillant dans le domaine des biotechnologies ou du soin. Toute une journée studieuse, durant laquelle, divisés en deux groupes, ils ont planché sur des problématiques aussi diverses que l'inter-disciplinarité ou la mise en place d'une plate-forme d'échange d'informations pour les acteurs de la cancérologie en Rhône-Alpes.

Car ces Oncoriales, en plus d'une journée de travail, c'était surtout la date de naissance de l'école de cancérologie Rhône-Alpes Auvergne. Les deux régions, qui ne manifestent aucune réticence quant à leur union prochaine, travaillent déjà main dans la main dans le domaine de la lutte contre le cancer. Cette école de cancérologie est un pas de plus sur un chemin qu'elles empruntent toutes les deux, dans la même direction. Avant même la date officielle de l'union auvergnate et rhônalpine, Jean-Jack Queyranne, président de Rhône-Alpes, évoquait déjà « une belle démonstration que notre grande région agit pour la recherche ».

« Mise en réseau »

L'école de cancérologie est toutefois assez particulière. Pas de bâtiment pour cette « université hors campus », comme le répète volontiers Véronique Triller-Lenoir, présidente du comité de direction du Clara et cancérologue au CHU de Lyon. Elle défend l'idée d'une école hors norme, fonctionnant plus sur la transmission de l'information que sur la délivrance de diplôme. « Il faut faire du lien, explique-t-elle, mettre en réseau des compétences qui ne se rencontrent pas habituellement, mais ont besoin les unes des autres. » Une analyse qui a transpiré lors de la rencontre : les deux groupes de travail ont évoqué la mise en place de plateforme numérique pour diffuser les informations entre les différents laboratoires, hôpitaux et les professionnels du secteur.

L'inter-disciplinarité va plus loin : en plus de la médecine, évidente quand il s'agit de cancérologie, la biologie et même la sociologie étaient présente lors des Oncoriales. « Cela créé tout un brassage d'idées et d'information dont on a besoin afin de progresser en cancérologie, qui est une discipline assez transversale », déclare Véronique Triller-Lenoir. La cancérologue indique aussi la présence de représentants de l'industrie du médicament : « On peut profiter de la force de frappe de ce secteur ».

Sans chercher à se substituer aux différents CHU et laboratoires, l'école de cancérologie va poursuivre sa réflexion. La présidente du Clara compte bien rééditer les Oncoriales, en 2016.

Louis Thubert

Georges Rivoire
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Le Clara, pôle de recherche interrégional

Fondé en 2003, à la suite du Plan Cancer, le Clara a bénéficié des actions des collectivités territoriales rhônalpines dans la lutte contre le cancer, initiées avant sa création. Piloté par un comité scientifique, un comité exécutif et un comité de direction, le Clara profite aussi du soutien de la fondation Léa et Napoléon Bullukian, association qui favorise la recherche en santé. Le budget de près de 180 M€ du Clara est financé par des fonds nationaux, européens et locaux (les deux Régions, mais aussi les Villes, les conseil départementaux, les intercommunalités...)



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