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Omerin s'étend à Saint-Etienne et dans l'Yssingelais

Loire le 14 janvier 2015 - Denis MEYNARD - Industrie - article lu 3041 fois

Omerin s'étend à Saint-Etienne et dans l'Yssingelais
PHOTO ©DENIS MEYNARD - Xavier Omerin maintient Fabrice Bourdier à la tête d'Union Plastic.

Le groupe familial de 850 salariés, spécialiste du câble électrique, rachète Union Plastic et investit 4 M€ dans sa filiale stéphanoise Silisol.

Omerin qui possède déjà deux unités de production dans la grande région stéphanoise, vient de réaliser une importante acquisition dans l’Yssingelais, à une trentaine de kilomètres de Saint-Etienne. Il a pris début janvier le contrôle à 100 % de l’entreprise Union Plastic, de Saint-Didier-en-Velay, qui vient de fêter ses 50 ans d’existence. Basé à Ambert (Puy-de-Dôme), le leader mondial des fils et câbles électriques isolés en silicone permettant de résister aux conditions extrêmes de température (de -190 °C à + 1 400 °C), vient en effet de racheter l’entreprise créée notamment par un pharmacien d’Yssingeaux, qui n’était autre que le père de Jacques Barrot. Elle a été vendue par les enfants de Jacques Barrot, ainsi que par sa première femme, Florence Poivey, qui y exerçait jusqu’à ces derniers jours la fonction de présidente du conseil de surveillance.

« Mme Poivey conserve pendant quelques mois une mission d’accompagnement à nos côtés », indique Xavier Omerin, qui confirme Fabrice Bourdier aux fonctions de directeur général de la société yssingelaise de 200 salariés. « Nous étions 40 quand je suis rentré dans l’entreprise, en 1998 », note ce dernier. Union Plastic, qui a réalisé en 2013 un chiffre d’affaires de 26,2 M€, avec un résultat net de 1,6 M€ est devenue une importante PME françaises de l’injection plastique travaillant pour le secteur médical. Elle transforme annuellement quelque 4 000 t de matières plastiques à base de PP, PE ou PS.

« Il est certains qu’Omerin et Union Plastic ne sont pas dans le même secteur d’activités, mais nous avons un certains nombre de points en commun : nous sommes des industriels issus de territoires ruraux, proches géographiquement, travaillant tous les deux dans le B to B, à taille humaine et dotés d’une forte culture d’entreprise. Et nous fabriquons chacun dans notre domaine, des produits qui répondent à de hautes exigences », a souligné le patron du nouvel ensemble. Pour Union Plastic, il s’agit de seringues, pipettes, doseurs, tubes, boites, à destination de l’industrie pharmaceutique, ou d’emballages primaires contenant des médicaments pour le secteur vétérinaire.

L’accent mis sur l’export

« Depuis deux ans et demie j’étais membre du conseil de surveillance d’Union Plastic et en juin j’ai évoqué la possibilité de reprendre en totalité le capital de l’entreprise. L’idée a séduit Florence Poivey qui, désireuse de préparer son départ en retraite, avait le souci d’assurer le développement et la pérennité de l’entreprise. » « Nos clients qui appartiennent à l’univers vétérinaire et de la pharmacie vont être rassurés d’apprendre à qui on appartient désormais, avec une dimension permettant de les accompagner dans le monde entier », renchérit Fabrice Bourdier. Le directeur général d’Union Plastic, qui réalise 17 % de ses ventes à l’export, notamment en Allemagne, compte bien profiter du savoir-faire et des implantations commerciales d’Omerin hors de l’Hexagone. Le groupe, qui réalise plus de 40 % de ses 155 M€ de ventes en dehors du territoire national, où il possède deux unités de production, en Espagne et surtout en Tunisie, vient de porter de quatre à neuf le nombre de ses filiales commerciales étrangères. Déjà présent en Allemagne, Angleterre, Argentine et à Singapour, il s’est installé ces derniers mois en Pologne, Inde, Chine, au Brésil et aux Etats-Unis.

Denis Meynard

4 M€ investis à Saint-Etienne

Omerin, qui possède aussi Flexelec, une usine de câbles chauffants souples dédiés au maintien en températeur, à Saint-Bonnet-de-Mure (Rhône), a réalisé voici plusieurs années un important investissement à Andrézieux-Bouthéon, pour regrouper sur une partie du site des ex-Bennes Marrel, l’activité câblerie de ses société Profiplast, de Montrond-les-Bains, et celle TS Câbles, de La Talaudière. Le groupe lance en ce début 2015 un investissement de 4 M€ sur le site de la câblerie Silisol, qui longe la rocade ouest de Saint-Etienne, au niveau du col de la Borie. Outre des travaux de raccordement routier, cela va notamment consister à construire une nouvelle plate-forme logistique dédiée aux produits finis, de 1 700 m2, sur 12 m de hauteur.
 



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